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«Aucune preuve» de la présence d'Ebola en Côte d'Ivoire selon l’OMS

Ph:Dr: Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur Général de l'OMS

Il n'existe « aucune preuve » de la présence du virus Ebola en Côte d'Ivoire, après de nouvelles analyses de l'institut Pasteur de Lyon (France) sur les prélèvements réalisés sur une jeune Guinéenne présentée par les autorités ivoiriennes comme infectée, mi-août, a annoncé ce mardi, 31 août 2021 l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cette déclaration de l'Organisation Mondiale de la Santé suscite des interrogations. S'agit-il d'un désaveu à l'égard des autorités ivoiriennes ou d'un cas de guérison ?

<<Avec les nouveaux résultats obtenus par le laboratoire à Lyon, l'OMS estime que la patiente n'a pas eu la maladie à virus Ebola et de plus amples analyses sur la cause de sa maladie sont en cours», peut-on lire dans les colonnes du confrère "Le Figaro". Cette déclaration extraite du communiqué de L'OMS amène à se demander comment les autorités sanitaires ivoiriennes ont pu commettre une telle erreur. On se souvient que la Guinée avait rapidement remis en question le diagnostic établi par la Côte d’Ivoire et exigé de nouvelles analyses. « Les autorités guinéennes doutent du diagnostic clinique, moi je ne doute pas de mon analyse, je suis infectiologue et clinicien, on ne peut pas se tromper dans la présentation clinique », avait déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Serge Eholié, porte-parole du ministère de la santé et chef de service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Treichville à Abidjan, qui a accueilli la malade, en guise de réponse.

Ph:Dr : Pierre DIMBA, ministre ivoirien de la santé et de l'hygiène publique

Les autorités Ivoiriennes, au contraire, assurent qu'il s'agit d'un cas de guérison à travers un communiqué émanant du Ministère en charge de la santé, dont nous avons reçu copie. Elles se réjouissent même d'avoir eu l'occasion de tester leur dispositif de riposte contre la maladie. Cette contradiction entre l'OMS et le gouvernement ivoirien a au moins le mérite de rassurer les Ivoiriens qui, en proie à une résurgences de la Covid-19, ont cru devoir faire encore face à la fièvre hémorragique à virus Ebola.

Pour rappel, les autorités sanitaires ivoiriennes avaient annoncé, le 14 août dernier, le diagnostic du premier cas de fièvre hémorragique à virus Ebola chez une jeune Guinéenne de 18 ans, arrivée en Côte d'Ivoire le 11 août en provenance de la ville de Labé au nord de la Guinée. Suite à ce diagnostic, la Côte d'Ivoire avait réceptionné 5.000 doses de vaccins contre la maladie. Le 17 août, une campagne de vaccination lancée a abouti à la vaccination des groupes cibles, à savoir, le personnel soignant qui a été en contact immédiatement avec la patiente, les forces de sécurité déployées à la frontière de la Guinée ainsi que les personnes ayant été en contact avec la patiente aussi bien dans son quartier que pendant le voyages.

Marius K., Le_Littéraire

Content created and supplied by: Le_Littéraire (via Opera News )

Côte d'Ivoire Ebola OMS

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