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Côte d'Ivoire/Santé: Où va le pays ?

Où va la Côte d’Ivoire au niveau de la gestion de la santé des populations ? Nous avons vu circuler sur les réseaux sociaux, une vidéo d’une ambulance immatriculée : D 56 585 offerte par l’association de la première dame ivoirienne, Dominique Ouattara, Children Of Africa à l’hôpital de Tanda, qui était tombée en panne de crevaison et dont le pneu secours n’existait pas, pendant qu’elle transportait un malade. A qui la faute ?

C’est vrai qu’en offrant cette ambulance, l’association de la première dame ivoirienne, devrait logiquement, faire un suivi d’inspection pour voir l’entretien de ces ambulances, mais là, cette association n’est pas à incriminer.

A la vue et au constat de cette défaillance, les vrais coupables, ce sont les responsables de l’hôpital où ces biens précieux négligés existent. Ce n’est pas l’association qui doit venir laver tous les jours ces ambulances pour les rendre propre, car l’hygiène à ce niveau devrait-être de rigueur, en plus qu’elle transporte des malades.

Tout en félicitant, celui qui a eu le courage de filmer la triste scène, il faut qu’on se pose la question de savoir, où va la Côte d’Ivoire ? Pourquoi, la santé ne fait pas partie des priorités de l’état et qu’elle soit à la portée, des inconscients qui tuent la population ?

Quand est-ce que la souffrance du peuple remontera au sommet de l’état pour que la rigueur et le respect de la vie soient au cœur du système ? Comment un pays peut-il se développer si la santé des populations, n’a pas de sens ? Non seulement, les hôpitaux sont vides, on y vole des nouveau-nés mais aussi, les cliniques sont devenues aussi des dangers publics, où va la Côte d’Ivoire ?

Comment le pays peut amorcer une vraie croissance à tous les niveaux si à la simple vue des centres de santé, les patients sont inquiets de ne pas en sortir vivants ? Comment, on peut minorer l’importance d’une ambulance qui transporte des malades dans un tel état de vétusté, quand on fait payer souvent les frais de transports aux patients pour aller donner la mort sur les routes ?

Pour une fois, il faut que les sanctions qui doivent être prises contre les responsables de l’hôpital de Tanda, ville de province ivoirienne soient sues du grand public pour marquer les esprits afin d’encourager désormais, les auteurs devant la justice pour subir les sentences pour homicide volontaire.

C’est parce que la justice ne fait pas correctement son travail que les responsables de centres de santé se croient des assassins autorisés à tuer impunément. Comment on peut prétendre à une émergence sans mettre en priorité sur la santé, alors que les autorités fuient leurs centres de santé devenus des mouroirs, pour aller à l’étranger pour se faire soigner ?

Le drame à ce niveau est cautionné par les responsables eux-mêmes qui ne prennent pas la conscience de leur tâche.

En Côte d’Ivoire, rien ne se fait volontairement. Tout se paie, même les concours pour servir son propre pays, alors quelle conscience peut produire la sécurité et la productivité. Quand on paie pour être admis, ce n’est plus la volonté, mais c’est sous la contrainte. Un tel agent est un danger pour le pays.

Même pour être balayeur de rue, il faut payer. Pour dire un simple bonjour à quelqu’un, il faut lui donner de l’argent. Pour avoir une place dans un marché, il faut soudoyer, après avoir honoré les conditions exigées.

Comment, une ambulance peut rouler sur les routes chaudes des conséquences caniculaires, sans prendre des dispositions ? Cela voudrait dire que ces ambulances ne vont jamais faire des visites techniques et du coup, le contrôle n’est pas exigeant.

Il appartient au président de la république de prendre ses responsabilités pour marquer du poing sur la table, pour que la santé devienne une obligation et une contrainte, ainsi, il va contribuer à redorer le blason du pays.

                                                          Joël ETTIEN

Content created and supplied by: BusinessActuality (via Opera News )

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