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IDAHOT 2021: les homosexuels, lesbiennes et transgenres invités à avoir une attitude responsable

Dans le cadre de la commémoration de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT), l’Ong Espace Confiance a organisé un cocktail familial avec les HSH (les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes) et les membres de leurs familles. C’est une activité financée par AGCS Plus, réseau thématique de Coalition Plus. Une activité ouverte aux parents des HSH. C’était le mardi 18 mai 2021, à Abidjan-Cocody.  

« Il s’agit de créer un cadre convivial entre les HSH et leur famille pour lever les obstacles sur les perceptions de l’orientation sexuelle, discuter avec les HSH de leurs réalités et montrer l’apport d’Espace Confiance dans le cadre de la lutte contre le Sida et l’accès aux soins et accompagner les HSH dans la construction de leur estime de soi », a indiqué Priscilia N’guessan, chargée de Mission plaidoyer à Espace Confiance.

Dans sa communication sur la sida et l’hépatite virale, Coulibaly Noufo, psychologue, a invité ces populations clés (personnes plus exposées au Vih/Sida et souvent marginalisées) à avoir une attitude responsable. « Chercher à vous documenter, à vous connaître, connaitre votre environnement et s’assurer qu’on a un climat de confiance », a-t-il recommandé.

Pour sa part Reine-Sandrine Mahé, assistante sociale, chef de projet, a invité les populations clés à collaborer avec les centres d'espace confiance (Koumassi, Yopougon, Anyama, Angré) qui ont été miss en place pour eux, pour les accompagner, tant sur plan, juridique, sanitaire et psychologique, dans le cadre de la lutte contre l’homophobie et la transphobie.    

En 2018, l`enquête portant sur l`évaluation de l`impact du VIH dans la population (Ciphia) a relevé une prévalence du VIH chez les adultes âgés de 15 à 64 ans en Côte d’Ivoire à 2,9 % : 4,1 % chez les femmes et 1,7 % chez les hommes. Ce qui correspond à environ 390 000 personnes vivant avec le VIH (PVVIH) âgées de 15 à 64 ans en Côte d’Ivoire avec 3,4 % à Abidjan.

Parmi les populations à haut risque pour le VIH, on compte, les travailleuses du sexe (TS), les Hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH), les usagers de drogues (UD) et les populations carcérales. Les statistiques sont alarmantes : 11,4% de taux de prévalence chez les TS d’Abidjan (Enda Santé, IBBS 2014), de 18% chez les HSH (Enda Santé, IBBS 2015), 9,2% chez les UD (Médecins du monde, ‘’Y a pas Drap’’, 2015).

On observe qu’en plus des facteurs de risques liés aux comportements à risque (multi partenariat sexuel, non usage systématique du préservatif, échange de seringue et objets coupants…), l’accès aux soins (dépistage et prise en charge) est freiné par les discriminations et la stigmatisation dont ces groupes dit hautement vulnérables font l’objet. Seule la levée des obstacles à l’accès aux services VIH, qui permettrait de concourir à l’atteinte des 95-95-95, prôné par l’ONUSIDA, implique nécessairement et indissociablement une réponse « santé et droits » pour ces groupes marginalisés, discriminés et souvent cachés. Le défi réside donc dans la qualité d’une contribution collective des populations clés à la définition, à la mise en œuvre et au suivi des programmes de lutte contre le sida et contre l’exclusion et les violations de droits humains les concernant, violences pour lesquelles le besoin de réponses adaptées est criard.

Lundi, les organisations de lutte contre l’homophobie (Espace Confiance, AGCS Plus, Alliance Globale des Communautés pour la Santé et les Droits, réseau thématique de Coalition Plus, réseau international d’associations de lutte contre le sida et les hépatites virales) ont dénoncé les violences faites sur les personnes Lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (Lgbt).

Content created and supplied by: eugeneyao (via Opera News )

idahot 2021

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