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Réunion ministérielle de la CEDEAO à Abidjan : le Comité régional vétérinaire planche à Abidjan


Valider les documents stratégiques développés par le Centre régional de santé animale (CRSA) de la CEDEAO sis à Bamako (Mali), revus et recommandés par le Comité régional vétérinaire (CRV). Tel est l'objectif de la réunion ministérielle de haut niveau du comité technique spécialisé de la CEDEAO sur l'agriculture, l'environnement et les ressources en eau (STCAEWR) qui se tient du lundi 27 au mardi 28 septembre 2021 à Noom Hôtel sis à Abidjan-Plateau.

Au cours de la cérémonie d'ouverture de cette rencontre, le lundi 27 septembre 2021, l'hôte de la cérémonie, le ministre Sidi Tiémoko Touré des Ressources animales et halieutiques, dans son mot de bienvenue et d'ouverture des travaux, fera savoir que "l'élevage constitue une activité sociéconomique majeure dans tous les pays de la CEDEAO. Au plan régional, il contribue à la formation d'au moins 30% de la masse monétaire et est un puissant facteur d'intégration sociale et économique. En Côte d'Ivoire, nonobstant sa faible contribution au PIB (2% environ), sa place stratégique n'est plus à démontrer au regard des sorties importantes de devises par des importations massives des produits animaux et d'origine animale pour répondre aux besoins d'une population sans cesse croissante de plus de 25 millions d'habitants".

A l'en croire, le contient africain, en général, et notre espace régional, en particulier,  présentent un faciès épidémiologique marqué par la persistance et l'émergence de maladies infectieuses transmissibles et de maladies chroniques non transmissibles. "En effet, nos élevages sont de plus en plus confrontés à des contraintes d'ordre  sanitaire liées à la résurgence de maladies telles que la Péripneumonie contagieuse bovine, la Peste des petits ruminants, la rage, les trypanosomes animales, la peste porcine, etc. Ces contraintes sanitaires sont devenues une préoccupation majeure pour les gouvernants à cause la réémergence de certaines maladies comme l'Influenza aviaire hautement pathogène, l'épidémie à virus hémorragique Ebola et la pandémie mondiale de la Covid-19 qui désorganise l'économie mondiale au grand dam des autres défis permanents que nos pays doivent affronter dont les problèmes liés à la résistance antimicrobienne, au changement climatique et à l'insécurité dans notre espace économique. Et les impacts socioéconomiques liés à ces maladies sont importants. Ainsi, en Côte d'Ivoire, la grippe aviaire a causé une perte de 10 milliards de Fcfa en 2006, 3 milliards de Fcfa en 2016 et menace actuellement plus de 50 mille emplois directs et 250 milliards de chiffre d'affaires. Ces chiffres illustrent de façon concrète l'impact et l'incidence de ces maladies sur le développement économique et social de notre sous-région".

Remarquant que ces maladies sont la plupart sont des maladies transfrontalières, "qui nécessitent par conséquent une approche régionale, harmonisée et coordonnée pour contrôler ces maladies et ainsi relever les défis qui sont les nôtres", Sidi Touré s'est réjoui de la tenue de cette réunion ministérielle de haut niveau du Comité technique spécialisé de la CEDEAO sur l'Alimentation et l'Agriculture qui "va permettre de valider les documents revus et recommandés par les Experts du Comité régional vétérinaire (CRV).

Toutefois, avant de déclarer ouverte ladite réunion, il a dit "resté convaincu que les échanges enrichissants qui seront menés sauront aboutir aux résultats escomptés pour le renforcement des politiques et stratégies de lutte contre les maladies animales et zoonoses".

Marc-André Latta

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Content created and supplied by: RogerLevry (via Opera News )

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