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A un moment donné, il faut que cela cesse

Nous avons l'habitude de dire que l'art est difficile et la critique est aisée. Il est indéniable de reconnaître que cet exercice est encore plus facile avec la révolution numérique.

Aujourd'hui, avec les réseaux sociaux nous pouvons directement toucher du '' doigts '' des injustices ou des tares de nos sociétés, les dénoncer avec force afin que les pouvoirs publics puissent réagir pour les choses changent dans le bon sens.

Il ne suffira pas donc à seulement se limiter à mettre à nue, ce qui est déplorable, mais il est impérieux de poser des actions pour éradiquer le mal.

Un fait qui a attiré l'attention des ivoiriens ces dernières semaines , grâce aux médias sociaux.

Il s'agit des traitements que subissent les populations dans nos hôpitaux publics. Ce n'est pas la première fois que de telles circonstances surviennent.

Si on devait citer les scandales qui ont lieu dans ces centres hospitaliers, on ne finirait jamais de les énumérer.

A chaque fois, le gouvernement promettait de prendre des mesures mais ce ne sont que des promesses qui ne sont jamais tenues, et d'honnêtes citoyens continuent de perdre la vie ou de perdre des proches dans des circonstances complexes.

Il faut le reconnaître, le corps médical et paramédical est gangrené par une corruption qui ne dit pas son nom, à l'image de toute la société ivoirienne bien entendu. Il vous suffit de faire un tour dans ces établissements, qui sont censés vous soulager et vous procurer le bien-être, pour comprendre l'ampleur de la situation. La démotivation, le manque d'engouement et la cupidité sautent à l'oeil. Le milieu ne rassure guère et suscite angoisse et tristesse.

Cela est sans conséquences, le plus souvent dramatiques, et tout le monde le sait pertinemment mais personne ne fait rien.

Le personnel de santé mis aux bancs des accusés, accusent l'absence de plateau technique, et une politique sanitaire '' bancale '' qui a urgemment besoin de réformes.

Dans tout ce remus ménage, que dit l'État ?

Car cela est bien beau mais sortons de l'émotion et posons des actes concrets.

Toutes les fois qu'il y a un drame dans nos hôpitaux, des officiels iront apporter leurs réconforts au nom du gouvernement mais après plus rien. C'est le retour à la case départ où on aura encore des cas similaires à l'affaire du mannequin Awa Fadiga en 2014, et l'affaire Moro aujourd'hui.

A un moment donné, il faut que cela s'arrête car il n'est pas bon que la confiance entre la population et l'hôpital soit rompu unilatéralement.

Nous ne disons pas que tout le corps médical est '' pourri '' mais nous disons qu'au niveau comportemental il faut que des efforts soit réalisés.

L'agent de santé doit avoir une attitude qui rassure, et protectrice.

A l'État ivoirien, nous demandons que tout soit mis en œuvre pour une véritable réforme de tout le système sanitaire.

Il faut résolument nous tourner vers un développement durable et économique avec système sanitaire qui convainc.

Zelijo

Content created and supplied by: Zelijo (via Opera News )

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