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Abidjan: Incursion dans le monde de ces jeunes hommes qui cuisinent aussi bien que les femmes

Photo d'illustration


Dans la capitale économique d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, il est de plus en plus donné de voir des jeunes hommes qui cuisinent aussi bien que les femmes. A la maison comme dans des restaurants, leurs mets sont fortement appréciés. Nous avons eu des échanges avec certains d'entre eux qui ont bien voulu nous dire leur secret.


Le mercredi dernier 09 juin 2021, nous avons rencontré A.N dans la commune de Treichville, il donne un coup de main à sa mère qui y tient un petit restaurant depuis maintenant 13 ans.

<< Tout petit déjà, papa est décédé et maman a vite décidé d'ouvrir un restaurant pour espérer faire face aux charges familiales dans la dignité. Malgré mon jeune âge, elle m'envoyait régulièrement faire le marché et me donnait des taches spécifiques à faire tous les jours lors de la préparation du tchep. C'est ainsi que petit à petit j'ai su préparer ce met qui est très prisé des ivoiriens. Aujourd'hui sans me vanter, en matière de tchep, je suis un champion >> raconte-t-il avec beaucoup de plaisir.

O.A jeune ivoirien originaire de la ville aux milles mosquées de Bondoukou et résidant dans la commune de Koumassi derrière l'ancienne école Ajavon, se rend au grand marché tous les dimanches pour acheter tous les nécessaires pouvant servir à préparer son plat de foutou d'igname. Dès qu'il retourne à la maison, il épluche les ignames qu'il met au feu le temps de mettre les nécessaires de la sauce aussi au feu. Pas besoin de quelqu'un pour l'aider a piler son foutou.<< Piler pour moi, c'est comme laver le visage. Un jeune de Bondoukou qui ne sait pas piler le foutou, c'est qu'il n'est pas resté longtemps auprès de sa mère >> a-t-il confié. En trois ou quatre bonnes heures , son plat est prêt et toute la famille peut manger, même son épouse qui lui cède la cuisine tous les dimanches.

Dans le quartier 05 de Koumassi, un jeune agni de la trentaine révolue, a fait savoir qu'aucun de ses frères ne sait pas cuisiner. Restés longtemps auprès de leur maman au village, ils savent tous piler le foutou banane. << Ma femme peut faire le malin sur moi à tous les niveaux sauf au niveau de la cuisine. La cuisine n'a aucun secret pour moi. En réalité, maman nous a donné tous les rudiments lorsque nous étions petits afin de pouvoir vivre loin d'elle sans soucis. Aujourd'hui, quand madame est malade, je fais la cuisine et elle mange bien >> a-t-il martelé.

Ils sont nombreux, ces jeunes venant de toutes les contrées du pays qui savent faire la cuisine et qui n'ont rien a envier aux femmes. D'autres en font une activité commerciale et s'en sortent très bien.

Cependant faut-il dire, en dépit de leur savoir faire, certaines personnes préfèrent plutôt manger les mets cuisinés par les femmes.


Bema Aboubacar...

Content created and supplied by: BemaAboubacarCoulibaly (via Opera News )

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