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Ange Kessy, procureur militaire : "voici pourquoi les élèves gendarmes n'ont pas été jugés"

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L'amiral Ange Kessy, procureur militaire

L'amiral Ange Kessy, procureur militaire était sur le plateau du Talk de Life Tv dans la soirée de ce Mercredi 02 Juin où il s'est soumis aux questions de l'équipe de chroniqueurs dirigée par Brice Anoh. Ce passage aura permis à Ange Kessy d'éclairer l'opinion publique sur le fonctionnement du tribunal militaire d'Abidjan où ne sont jugés que les personnels militaires entendez par là policiers, gendarmes et militaires contre qui sont portés des charges. À ce propos l'invité d'un soir a levé le voile sur l'affaire des élèves gendarmes qui se sont rendus coupables de troubles à Adjamé quelques semaines auparavant et dont la sanction jusqu'ici a consisté en une marche d'Abidjan à Yamoussoukro puis Daloa avant de regagner la capitale économique ivoirienne alors que certaines personnes s'attendaient à les voir jugés devant le tribunal militaire.

"Dans cette affaire de notre soeur journaliste qui a été molestée, est-ce qu'elle a porté plainte devant le tribunal militaire ? Non. Je crois que tout le monde, que ce soit le commandant supérieur de la gendarmerie ou moi même, c'est sur les réseaux sociaux que nous avons vu cette affaire, elle aurait dû porter plainte. Je vous assure que si elle avait porté plainte, les sanctions ne se seraient pas limitées à marcher à Yamoussoukro", a t-il déclaré en guise d'explication.

Poursuivant sur sa lancée, le procureur militaire a laissé entendre que contrairement au procureur de la république, lui n'avait pas l'initiative des poursuites ce qui le limitait dans son action. "Le procureur de la république peut s'autosaisir, le commissaire du gouvernement ne le peut pas parce qu'il n'est procureur qu'après avoir été autorisé par le ministre de la défense qui est le vrai procureur militaire. C'est le siège du ministre de la défense et de la sécurité que j'occupe. Je ne suis procureur que lorsque ces deux autorités appelés autorités investies du pouvoir judiciaire m'autorisent à poursuivre" a t-il clarifié.

Il a aussi expliqué que la loi ne l'autorisait qu'à emprisonner un militaire que pour une période de dix jours pendant laquelle il attend que le ministre de la défense ou celui de la sécurité l'autorise à garder l'élément accusé et à le juger. "S'ils ne m'autorisent pas, je les laisse partir, c'est pourquoi vous voyez les militaires qui sortent (...) parce que les dix jours ont expiré". À cet effet, l'amiral a expliqué que le code de procédure militaire était en train d'être changé pour que le procureur militaire ait les mêmes attributions que le procureur de la république

SRANKPAWA BOUAKE Jdi0306210800

Photo: SB

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