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Condamnation de Gbagbo, limite d'âge, prisonniers : ces affaires qui menacent le climat sociopolitique

Fini le show du Samedi 16 Octobre au palais des congrès de l’Hôtel Ivoire, à l’ouverture du congrès constitutif du Parti des Peuples Africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI). Place à la réalité.

 

Pour ceux qui le temps de quelques heures, s’étaient laissés emportés par le rêve d’une réconciliation en bonne voie entre l’ex chef d’état, président du PPA-CI, Laurent Gbagbo et le pouvoir en place après le ton conciliant employé par Adama Bictogo, lors de son allocution à ce congrès, l’heure de revenir à la réalité a bien vite sonné.

 

Au lendemain de l’entretien accordé par Laurent Gbagbo à la chaîne de télévision Française, France 24, dans lequel l’ancien président de la république récusait fermement la condamnation à 20 ans de prison dont il est l’objet par la justice Ivoirienne pour crimes économiques, le gouvernement Ivoirien par la voix de son porte-parole, le ministre de la communication, Amadou Coulibaly répliquait à l’issue du conseil des ministres de ce Mercredi 20 Octobre : ‘’…il y a eu 5 incidents spécifique précis qui ont été pris en compte par la cour pénal internationale, ceci étant les autres chefs d’accusation n’ont pas été pris en compte par la cour pénale internationale. Et Mr Laurent Gbagbo a beau être étonné mais il demeure poursuivi devant la justice ivoirienne pour des faits qui sont totalement différents de ces incidents…et il faut ajouter que pour les militaires et autres miliciens…qui sont encore en détention, cela, ils ont été condamnés en raison de crime de sang qu’ils ont commis. Il n’y a aucune surprise à avoir ici et ces infractions sont totalement différentes de celles qui sont visées par la cour pénale internationale’’.

 

Le ton monte et risque encore de monter autour de cette condamnation à la situation plus que confuse, car à la fois non exécutée, mais non annulée, et qui plane au-dessus de la tête de l’ex chef d’état Ivoirien, comme une épée de Damoclès pouvant jouer contre lui à tout moment. En plus de cette décision de justice controversée prise par contumace en Janvier 2018, subsistent encore d’autres sujets à discorde et non des moindres. La question de la limitation de l’âge à la présidentielle, le sort des prisonniers politiques et militaires…pour ne citer que ceux-là. Les braises couvent sans que ces conflits en vue ne soient évacués dans un dialogue franc et sincère.

 

A l’orée du retour d’exil de l’ancien chef d’état, beaucoup avaient espéré que son successeur toujours aux affaires prenne en sa faveur une mesure d’amnistie pure et simple, pour concrétiser sa volonté de créer les conditions d’une véritable réconciliation. 4 mois après ce retour, c’est le statu quo au niveau de la situation juridique de Laurent Gbagbo. Et ce, malgré la rencontre du 27 Juillet entre les deux ex alliés du Front Républicain.

 

Laisser ces affaires perdurer jusqu’en 2025 sans les régler dans un cadre consensuel, c’est courir le risque de voir le climat social s’embraser à nouveau.

Le chef de l’état à qui échoit principalement la responsabilité de prendre les mesures qu’il faut, en est sûrement conscient. En espérant que le dialogue tant attendu prenne rapidement forme avec une volonté partagée des principaux acteurs politiques d’aller à l’apaisement.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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