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Un policier arrêté pour avoir racketté 2000 FCFA à un livreur

Le procureur militaire l'a plusieurs fois rappelé : ce n'est pas en un jour que l'on arrêtera tous les racketteurs du pays. Le racket et la corruption se forment dans l'esprit des hommes et c'est dans l'esprit des hommes que nous devons rechercher les solutions pour les combattre ; parce que les racketteurs eux-mêmes ne se sont pas formés en un jour, c'est depuis plusieurs années qu'ils existent et opèrent, fatiguant ainsi nos vaillantes populations ; ce n'est pas en un jour qu'ils vont disparaitre. Cela prendra du temps mais on y arrivera. L'histoire raconte que dans un pays voisin, le racket était tel que quand on en revenait, on avait honte de dire qu'on a des origines dans ce pays.

Aujourd'hui, une prise de conscience collective qui résulte d'une évolution - que disons-nous - d'une révolution de leur mentalité à placer ce pays à un tel niveau d'estime que nous tous sommes envieux de leur comportement, de leur beau pays.

<<Quel beau pays ? Leur pays est propre hein, là-bas si tu jettes un papier ou un mouchoir jetable par terre, quelqu'un va te suivre, t'interpeler pour te dire de ramasser.>> entend-on dire. Mais je dis oh, pourquoi nous ne pouvons pas faire la même chose chez nous ? Sont-ils plus intelligents que nous ? Évidemment non ; sont-ils plus forts, plus courageux que nous ? Apparemment non. Sont-ils plus patriotes que nous ? Ont-ils une meilleure idée du civisme et du respect de la chose publique que nous ? Assurément non. Mais alors pourquoi chez nous, on peut se permettre de racketter alors que leur salaire, le revenu de leurs forces de l'ordre n'est pas plus élevé que les nôtres ? Eh bien c'est parce qu'ils ont eu une volonté, celle d'éradiquer le racket et la corruption et c'est ce que nous allons faire, de gré ou de force.

Dans notre pays, le racket et les tracasseries routières ont conduit à une détérioration des relations de confiance entre les forces de l'ordre et la population. Il faut agir et vite pour restaurer cette confiance.

Les éléments de l'Ulcr vont sillonner tout Abidjan et tout l'intérieur du pays sans que leur présence ne soit remarquée ; ils seront des paysans sur les pistes, des voyageurs à bord de taxis brousse sur les routes des villages, mais aussi des conducteurs de motocyclettes de livreurs.

Le sergent T.K H. du district de Port-Bouët l'a appris à ces dépens. Il a été arrêté le 22 du mois dernier pour avoir racketté 2000 FCFA à un livreur circulant sur sa moto. Il ne savait pas qu'un agent de l'Ulcr suivait ses actes. Quand il a pris les 2000F du livreur, l'agent anti-racket s'est approché de lui et lui a demandé de le suivre ; il a été déféré à la maison d'arrêt militaire où il attend son jugement.

En ce moment 48 policiers et gendarmes attendent leur jugement devant le tribunal militaire d'Abidjan, pour racket dès la rentrée judiciaire en octobre 2022.

Ces derniers temps, beaucoup de plaintes et dénonciations nous parviennent faisant état de ce que les agents des forces de l'ordre mènent la vie difficile aux motocyclistes en l'occurrence des livreurs.

A cet effet, j’organiserai très bientôt une rencontre avec le préfet de police et le commandant de la gendarmerie territoriale afin d’aplanir ces difficultés.

Content created and supplied by: Lelynx (via Opera News )

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