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Meurtres des jeunes filles à Abidjan : on ne sent pas nos ‘’influenceurs’’ dans le débat

       Les mois de mars et avril connaissent des moments de grande peur relativement à l’insécurité qui gagne du terrain, notamment pour les meurtres de jeunes filles. C’est désormais un secret de polichinelle, Abidjan est ‘’gâtée’’, mais alors où sont-ils passés, nos chers ‘’influenceurs’’ ? Dans ce pays, on ne peut plus ouvrir les réseaux sociaux sans qu’un ‘’influenceur’’, ou du moins un individu se présentant comme tel ne s’égosille dans une vidéo avec les inévitables ‘’partagez ! Partagez !’’. Vous êtes bien aujourd'hui devant une occasion toute trouvée pour montrer que vos voix portent et qu’elles peuvent réorienter la jeunesse.

       Un influencer, faut-il le rappeler, est ‘’une personne qui, par son statut, sa position ou son exposition médiatique, est capable d'être un relais d'opinion influençant les habitudes de consommation dans un but marketing’’ (wikipedia). Dans le domaine social le plus large, cette influence inclut sa capacité à faire bouger les lignes sur les grands sujets mettent en péril la jeunesse. Et c’est le cas actuellement.

       Je m’incline devant le bénévole Hassan Hayek, le seul influenceur qui n’est ni dans les clashes enfantins, ni dans les cris inutiles qui mettent à mal les nerfs ; relativement à cette crise de l’insécurité des jeunes filles, il avait réalisé une importante conférence vidéo sur Facebook dans laquelle il avait exposé le mode opératoire des malfrats violeurs/voleurs. Malheureusement, comme je l’ai souligné plus haut, on est plus soucieux des clashes que des communications didactiques. Hassan Hayek, c’est l’homme qui parle de l’homme aux hommes. Merci pour ton travail.

          Frederic GNEZE 

Content created and supplied by: FredericGneze (via Opera News )

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