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Crise ivoirienne : la responsabilité de la France serait-elle ignorée ?

Pour mettre un terme définitif à la crise post-electorale qui s'était muée en conflit armé, la France se trouva un bon motif et fut un tournant par son intervention, dans la chute de Laurent Gbagbo ,le 11 Avril 2011. Près d'une décennie plutard, celui qui semblait endosser sans embages le costume de suspect numéro un et potentiellement coupable des victimes chiffrées au nombre de 3000, vient d'être définitivement acquitté.

La justice ivoirienne ainsi que la CPI doivent trouver d'autres suspects et surtout pas dans le camp Gbagbo. Et si l'on regarde vraiment ailleurs, La France a de quoi à être indexée. Elle qui à l'origine jouait le rôle d'interposition entre les différents groupes , et s'était assignée la mission de, disait-elle, détruire les armes lourdes utilisées par Laurent Gbagbo allait finir par basculer en faveur du camp Allassane Ouattara.

La France, on peut le dire, s'était trompée de mission visiblement dans son intervention qui avait eu pour unique résultat le renversement de Laurent Gbagbo, dont la résidence officielle, fut bombardée ,sans raison légale, par les hélicoptères de la force Licorne.

Ces attaques contre le domicile d'un chef d'État_rang qui était celui de Laurent Gbagbo_ ne devraient pas être passées sous silence par la justice ivoirienne. En ciblant la résidence officielle de l'ancien Président de la République,Laurent Gbagbo, la France outrepassait ses tâches en s'attaquant aux symboles les les plus sacrés de la République qu'elle disait vouloir protéger.

Par ailleurs,impossible de dire que leur cible fut atteinte sans faire de victimes collatérales. La justice de la Côte d'Ivoire, devrait dans un élan d'établir la vérité, se pencher sur l'épisode du bombardement de la résidence présidentielle , une bataille qui avait certainement fait de gros dégâts , notamment en vie humaine.

En outre, ce fut une intervention jusque-là non justifiée. Le paradoxe de cette intervention Française, se trouve dans le fait que l'adeversaire de l'époque , L'actuel Président Allassane Ouattara, était lui , protégé par d'autres forces d'intervention : les forces de l'ONU. La France savait qu'il y avait, dans le camp Ouattara, toute une armée, munie d'armes de guerre, qui se battait contre l'armée régulière ivoirienne sous le commandement des ex chefs rebelles comme Wattao.

Au nombre des coupables recherchés par la CPI et par la justice ivoirienne, le collectif des victimes devrait interroger sur la participation de la France, et si possible porter plainte contre ce pays qui dispose toujours sur le territoire ivoirien, d'une puissante force militaire.

L'incroyable dans cette affaire, est que l'attention est focalisée sur certains chefs de guerre comme Amadé Ouremi, accusé pour le massacre de Douekué.

En clamant de vives voix l'impératif d'une réconciliation nationale, les ivoiriens dans leur ensemble doivent obligatoirement réclamer la vérité sur la délicate participation de la France ,qui continue d'exercer son influence sur le pays.

Content created and supplied by: Kadhondelatte (via Opera News )

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