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Nouveaux attentats dans le nord: l'objectif réel des djihadistes; La stratégie du Burkina en marche

L'enlisement sécuritaire qui ébranle le nord de la Côte d'Ivoire, dévoile de plus en plus, la logique dans laquelle s'inscrivent les bandes armées à l'origine de la multiplicité des attaques contre les positions des Forces Armées de Côte d'Ivoire (FACI). 

En moins d'un mois, 4 attaques ont frappé le Septentrion Ivoirien. D'abord, le 29 Mars 2021, à Kafolo et Téhini, puis ce 19 Mai, à Kamonokaha, dans le département de Ferkéssédougou et à Korowita, entre Kong et Dabakala. Dans tout le nord du pays, l'insécurité tend à se généraliser. 

Jusqu'à présent attribués aux djihadistes, ces attaques à répétition traduisent tout au moins la volonté de ces groupes intégristes d'instaurer un climat de chaos généralisé dans cette partie du pays. Chaque nouvelle attaque en rajoute à la témérité des agresseurs. En incendiant ce 19 Mai, deux postes douaniers du nord du pays, les terroristes tentent certainement de démontrer leur emprise sur des pans du nord Ivoirien. 


Là où les forces de défense ont renforcés leur présence, les djihadistes, si leur culpabilité était avérée, par ces actes de défiance, rappellent à leurs adversaires en armes qu'ils restent présents. Comme au Burkina Faso, la pénétration se fait en profondeur. Dans des zones sans doute moins hostiles où l'environnement sociologique et géographique, facilite l'ancrage. Dans le moyen terme, il ne serait pas étonnant de voir ces groupes armés, multiplier les attaques à un rythme effréné de sorte à accentuer la psychose au niveau des populations, qui seraient amenées à fuir leurs zones d'habitation pour échapper à la domination de l'ennemi. 

Parvenir à s'emparer totalement ou partiellement de localités stratégiques, ceci pourrait constituer la prochaine étape dans l'ambition des djihadistes en Côte d'Ivoire. Cette stratégie est déjà déroulée au Burkina voisin. La propension des groupes terroristes à acculer les forces de défense Burkinabè, et le règne de la terreur imposé aux populations dans les zones conquises, a fini par provoquer une crise humanitaire avec le déplacement de plus d'un million de personnes dans les zones sous contrôle gouvernementale. 

Une fois de plus, la république est accrochée. La stratégie de lutte devrait s'adapter à la réalité du terrain, se réinventer pour intégrer tous les paramètres pouvant aider à la lutte, tant sur le plan social, militaire, et surtout politique.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

Côte d'Ivoire Mai

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