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Côte d'Ivoire: quand des élèves attaquent une brigade de gendarmerie sans aucune réaction

Une dizaine d’années que les citoyens ivoiriens et les autorités assistent à ce phénomène des congés scolaires précipités sur ordre des élèves. Un phénomène qui n’est pas sans conséquence. Des affrontements à l’arme blanche dans les rues d’Abobo (Abidjan), une brigade de la Gendarmerie attaquée par des présumés élèves sans aucune réaction à Taabo. La réaction de la brigade de Gendarmerie de Taabo aurait été la même si cette attaque était menée par des terroristes ? Qu’est-ce qui explique ce laxisme des autorités ivoiriennes ? Jusqu’à quand sonnera le glas ? La réaction du régime d’Abidjan serait-elle la même s’il s’agissait d’une action de la jeunesse de l’opposition ?

C’est un truisme d’affirmer que nos Etats sont faibles. Cela ne fait l’ombre d’aucun doute lorsque des présumés élèves dictent leur loi à l’Etat ivoirien depuis une dizaine d’année. Où sont les forces de l’ordre ? Où sont les caméras de surveillance ? Quelle réaction face à des terroristes de la part des gendarmes de Taabo lorsqu’ils restent impuissants devant des présumés élèves ?

Derrière ce phénomène appelé abusivement, congés anticipés, se cache un autre, celui des gangs à la machette caressés dans le sens du poil sous l’appellation ‘‘enfant en conflit avec la loi’’. Un groupe d’élèves peut-il s’armer de machettes, couteaux, gourdins et autres objets contondants pour déloger les élèves de son établissement ou d’un autre ? Il n’agit plus en tant qu’élève mais en qualité de malfrat et de fauteur de troubles. Hélas, cela a été le mode opératoire de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) depuis une vingtaine d’années.  Ce qui est admis pour les uns ne peut que l’être pour les autres.

Enfin, le laxisme des autorités ivoiriennes reste très écœurant. A l’instar des gangs à la machette appelés ‘‘Microbes’’, ces présumés élèves, auteurs de troubles à l’ordre public, continuent de sévir. Le contraste est éloquent car la réaction des forces de l’ordre est décuplée lorsqu’il s’agit des marches de l’opposition qu’elles soient pacifiques ou non. Ces troubles (affrontements à la machette, attaque d’une brigade de Gendarmerie…) ne requièrent pas le rétablissement de l’ordre public ?

 

Cyrille NAHIN

 

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

Abidjan

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