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Situation sécuritaire / Attaque du camp de N’Dotré : ces éléments qui font trembler les Abidjanais

Un assaillant mortellement atteint lors de l'attaque du camp d'Abobo N'Dotré, le 21 avril 2021.

L’attaque du camp projetable d’Abobo N’Dotré, dans la nuit du 20 au 21 avril 2021, a plongé les Abidjanais dans la psychose des attaques armées et de la déstabilisation, comme ce fut le cas dans un passé récent de l’histoire de la Côte d’Ivoire.

Au petit matin du mercredi 21 avril 2021, deux faits majeurs retenaient l’attention des citoyens ivoiriens. La situation au Tchad avec la mort d’Idriss Deby Itno, remplacé à la tête de l’Etat par son fils Mahamat Deby Itno, âgé de 37 ans. Et, l’attaque du camp projetable d’Abobo N’Dotré, des Forces de défense et de sécurité ivoiriennes. Attaque qui a fait officiellement 3 morts et 1 blessé côté assaillants, et 1 blessé côté Armée ivoirienne.

Dans le communiqué officiel signé du Chef d’Etat major général des Armées, Général de Corps d’armée Lassina Doumbia, ‘‘la situation est sous contrôle. Les populations peuvent vaquer tranquillement à leurs occupations’’. Des propos certes rassurants. Mais, qui laissent tout de même perplexes. Parce que, depuis quelques temps, c’est au Nord du pays, sinon à la frontière ivoiro-burkinabè que les attaques avaient lieu. Quand les assaillants réussissent à traverser tout le pays, pour se retrouver au Sud, à quelques encablures des Institutions de la République et des personnes qui les incarnent, cela ne peut que faire trembler.

Un assaillant blessé lors de l'attaque du camp d'Abobo N'Dotré, du 21 avril 2021

Pis, l’ensemble des troupes est mis en ‘‘alerte maximale sur toute l’étendue du territoire national’’. C’est dire combien la situation est tendue, et que des déstabilisateurs tapis dans l’ombre, aux sombres desseins, sont aux aguets. Au sein de la grande muette, on entend dire que ‘‘des rumeurs récurrentes et persistantes font état d’actions subversives sur l’ensemble du territoire national et en particulier dans les localités d’Abidjan, Dabou, San Pedro, et Tabou’’.

Qui sont ces déstabilisateurs qui veulent semer le désordre dans ce pays et troubler la quiétude des Ivoiriens ? L’Armée a tenté de rassurer les populations, et est à la tâche pour faire régner l’ordre partout en Côte d’Ivoire. En attendant, dans la banlieue d’Anyama et dans les quartiers environnants où les détonations ont été entendues, ce n’est pas la grande sérénité. Et avec l’influence des réseaux sociaux, c’est Abidjan dans son ensemble qui semble perturbée. Parce que les événements tragiques et douloureux liées aux récentes crises armées sont encore présents dans les esprits. Tout comme les couvre-feux et leur corollaire de confinement, qui ne dit pas son nom.

Yob

Content created and supplied by: RolandYobouet (via Opera News )

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