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Berlin organise une conférence avec la Lybie pour mettre fin aux guerres

L’appel au départ des combattants étrangers présents en Libye n’est pas nouveau, réitéré depuis des mois. Jamais, pourtant, il n’avait à ce point dominé un rendez-vous diplomatique. La conférence internationale sur la Libye, qui a rassemblé, mercredi 23 juin, à Berlin, seize pays et quatre organisations internationales (Nations unies, Union européenne, Union africaine et Ligue arabe), a enjoint à « toutes les forces étrangères et les mercenaires » de « se retirer sans délai » du sol libyen. Si la paix est revenue dans le pays d’Afrique du Nord depuis la signature, le 23 octobre, d’un cessez-le-feu mettant formellement fin à la « bataille de Tripoli » (avril 2019-juin 2020), l’héritage de l’escalade des ingérences étrangères permises par les combats n’est toujours pas soldé.


Dans sa tentative de conquête de la capitale libyenne, le maréchal Khalifa Haftar, patron de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL), basée en Cyrénaïque (Est) et présente dans le Fezzan (Sud), avait alors bénéficié du soutien des combattants russes du Groupe Wagner, suivis dans un second temps par des mercenaires syriens prorusses. Le camp rival de la Tripolitaine – organisé autour des milices de Tripoli et de Misrata – avait quant à lui résisté victorieusement à l’assaut, grâce à l’appui massif des forces turques, épaulées par des mercenaires syriens pro-Ankara. Environ 5 000 de ces soldats, réguliers ou paramilitaires, sont toujours stationnés en Libye, au grand dam des Européens et Américains qui multiplient – en vain, à ce jour – les appels à leur départ.

A la veille de la conférence de Berlin, le ministère des affaires étrangères allemand s’était inquiété du « risque d’une nouvelle déstabilisation » induit par cette présence continue. L’ambassadeur américain en Libye, Richard Norland, avait défendu un point de vue similaire, lundi 21 juin, en rappelant les « actions déstabilisatrices »des rebelles tchadiens du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad, dont l’infiltration à partir du Sud libyen avait causé, fin mai, la mort sur le front du président Idriss Déby. Ces rebelles, selon M. Norland, « avaient été entraînés par les mercenaires de Wagner ».

Content created and supplied by: Ivoirienquivoit (via Opera News )

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