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Diplomatie : l’ambassade de Palestine en Côte d'Ivoire fustige les récentes attaques d’Israël à Gaza


L'actuelle crise entre l'Etat d'Israël et la Palestine continue de faire des vagues. Dans la même veine, à travers un communiqué officiel en date du mercredi 19 mai 2021, l'ambassade de l'État de Palestine en Côte d'Ivoire "affirme le droit du peuple palestinien à se défendre face à l'occupation et à ses crimes, et que ce droit est sacré et sans compromis, garanti par la Charte des Nations Unies et les lois qui ont permis aux peuples de résister à l'occupation afin de gagner leur liberté et leur indépendance".

Dans ledit communiqué, la représentation diplomatique retient qu'"au cours des 73 dernières années, Israël a tenté d'effacer l'identité palestinienne, en commettant des massacres contre notre peuple, en le déplaçant et en s'emparant de ses terres et de ses capacités, et il continue de le faire. Ce qui s'est passé à Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est occupée, capitale éternelle de la Palestine, en est une excellente preuve. Ici, l'occupant cherche à déraciner les résidents de leurs maisons, afin de les remplacer par des gangs de colons avec le soutien d'un système juridique pénal illégal qui leur fournit une couverture et empêche notre peuple d'accomplir ses rituels religieux".

Poursuivant, le communiqué soutient qu'"au début du mois de mai, l'occupant a empêché les chrétiens orthodoxes de célébrer Pâques à Jérusalem occupée, et depuis le début du mois béni du Ramadan, Israël, la puissance occupante, a tenté d'empêcher les musulmans d'exécuter leurs prières sur le Noble Sanctuaire, et même commis des crimes contre eux, profané leur site sacré et tiré des bombes lacrymogènes sur eux à l'intérieur de la mosquée Al-Aqsa. Les peuples autochtones d'Israël (les Palestiniens) se sont vu refuser l'accès à leur mosquée et ont été harcelés par un État raciste et tout son appareil policier et militaire, après avoir mis en place un système d'apartheid comme celui de l'Afrique du Sud autrefois. Nous avons vu comment des sionistes d'extrême-droite sont sortis pour scander des slogans tels que "Mort aux Arabes", ont attaqué ses résidents palestiniens, les ont frappés et détruit leurs biens, et ont provoqué notre peuple sur sa terre historique à Jérusalem, en Cisjordanie et Gaza et dans les territoires de la Palestine historique de 1948, mais notre peuple a réaffirmé son adhésion à son identité nationale unique que l’occupation n’a pas réussi à effacer ni à confisquer, malgré 73 ans de Nakba".

Face à une telle donne, fait savoir le communiqué, "les positions des États-Unis et de certains autres pays complices, qui approuvent les bombardements aériens de l'occupation, de leurs canons et autres contre des personnes sans défense et qui sont sous occupation ne peuvent être acceptées. Ce faisant, ils ont proclamé leur abandon du devoir juridique, moral et humanitaire de protéger les Palestiniens victimes d'une occupation criminelle et appellent le peuple sous occupation à cesser de se défendre".

Le communiqué de l'ambassade de Palestine en Côte d'Ivoire estime que "la priorité est de poursuivre l'occupation et de la punir pour avoir tué des enfants et des femmes, démoli des bâtiments résidentiels, détruit des infrastructures et des institutions médiatiques, les ciblant directement sous les yeux du monde dans la bande de Gaza assiégée pendant 15 ans et de mettre fin à son occupation".

Pour l'ambassade de Palestine en Côte d'Ivoire, il faut aussi prendre une décision série au Conseil de sécurité des Nations Unies en vertu du chapitre sept pour mettre en œuvre les résolutions des Nations Unies, et activer les outils et mécanismes du droit international et humanitaire. "Il faut aussi lancer le procès des chefs de l'occupation et de son Premier ministre devant la Cour pénale internationale pour leurs crimes qu'ils commettent chaque jour" . Et d'assurer qu'"Israël, puissance occupante, commet des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité en Palestine conformément au Statut de Rome de la Cour pénale internationale et viole le droit international et le droit international humanitaire, qui obligent la puissance occupante à fournir une protection générale à la population sous occupation conformément à la quatrième Convention de Genève et à ses Protocoles de 1977 et à la Convention de La Haye".

Pour terminer, le communiqué sous-tend que "tous les pays, sans exception, sont désormais confrontés à deux options : soit s'en tenir à la vérité, aux principes et aux valeurs humaines auxquels ils croient, soit se tenir aux côtés de l'occupation, de l'injustice et de la criminalité".

Marc-André Latta

 

Content created and supplied by: RogerLevry (via Opera News )

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