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Fin de l'opération barkhane : l'aveu de l'échec français dans la lutte contre le terrorisme au Sahel

Le président français Emmanuel Macron à annoncé depuis hier la fin de la force française barkhane dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Cette décision qui fait suite à la suspension des opérations militaires conjointes avec le Mali et le retrait des coopérants militaires français déjà la semaine dernière avec l'investiture du colonel Assimi Goïta comme président de la transition malienne, ne semble pas surprendre les observateurs avertis depuis le début. Seoln le président Emmanuel Macron " La forme de notre présence n'est plus adaptée aux combats ". Ainsi après Cervale en 2013 qui est l'ancêtre de Barkhane, l'option militaire dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel n'a pas été un succès. Est-ce là l'aveu d'un échec français dans la lutte contre le terrorisme au Sahel ?

Pour Jean Hervé Jesekiel, spécialiste du Sahel à l'International Crisis Group interrogé par Edmond Sadaka dans le journal Afrique de RFI ce matin, cette reconfiguration avec la fermeture de la base de Gao et avec un effectif qui sera réduit à 2500 soldats selon le journal français " l'opinion " est que "les choses ne s'améliorent pas mais elles se dégradent d'année en année".

La France vient de réaliser le coût de la facture de l'opération barkhane, cette présence militaire à la fois budgétivore et très épuisante pour les soldats depuis plus de sept ans, alors que l'on constate chaque jour la montée en puissance des mouvements djihadistes. La France ne veut plus désormais agir en solo et être en première ligne dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Elle veut maintenant s'engager dans une lutte internationale dans le cadre de l'opération européenne Tacouba et favoriser l'implication des armées nationales.

Cette nouvelle stratégie de la France qui fera certes grincer les dents est aux yeux de certains spécialistes, l'aveu d'un échec de la France dans sa manière unilatérale de mener la guerre contre le terrorisme au Sahel.

Y a qu'à voir le carnage de Solhan au Burkina Faso la semaine dernière et plus de 11 personnes tuées par les djihadistes au Mali, et, toutes ces bandes armées qui continuent de régner en seigneurs dans cette bande sahalo-sahalienne, malgré cette présence militaire française, on peut affirmer que la fin de barkhane ne pouvait être que la solution à envisager.

Content created and supplied by: Olivierakaffou (via Opera News )

Emmanuel Macron Sahel

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