Sign in
Download Opera News App

 

 

Pressions djihadistes sur la Côte d'Ivoire: Pourquoi Macron devrait faire intervenir son armée

3 mois après la mise en garde des renseignements extérieurs Français, largement relayée dans les médias Ivoiriens, le constat est hallucinant, Bernard Emie, patron de la Direction Générale des Services Extérieurs (DGSE-France) savait exactement ce qui adviendrait de la situation sécuritaire en Côte d"Ivoire en 2021. 

Depuis le 1er Février, date à laquelle il évoquait devant la ministre Française des armées, Florence Parly, les risques élevés d'attaques terroristes en Côte d'Ivoire, du fait de l'infiltration de nombreux combattants islamistes dans le pays, les attentats se sont multipliés dans le nord du pays. 


Dans la nuit du 28 au 29 Mars, deux positions de l'armée Ivoirienne près de la frontière Burkinabè essuyaient des tirs d'individus armés, soupçonnés d'être des terroristes. Le 06 Mai, c'est le village de Bole, à 12 Kms de Kafolo, qui recevait la visite d'une colonne motorisée de djihadistes venus les mettre en garde contre toute forme de coopération avec les forces armées. 

Moins de deux semaines plus tard, ce 19 Mai, deux localités respectivement situées dans les départements de Ferkéssédougou et Dabakala, subissaient la foudre d'individus armés non identifiés, qui ont incendié les deux postes douaniers qui s'y trouvaient. 5 attaques en moins de deux mois. La situation s'enlise. Et en dépit du déploiement des forces armées dans le nord du pays, l'insécurité terroriste semble prendre de l'ampleur. Dans ce marasme sécuritaire, la France observe un comportement qui frise l'inertie. 


Alliée de premier plan de la Côte d'Ivoire dans la lutte anti-terroriste, la France observe un engagement plutôt discret sur le théâtre des opérations en Côte d'Ivoire, contrairement à l'activisme débordant que les soldats de Barkhane manifestent sur les fronts Malien et Burkinabè. L'armée Ivoirienne, visiblement en difficulté dans sa tentative d'évincer la menace qui agite les régions du nord, aurait sans doute, à un moment où le fléau semble pouvoir être circonscrit, bénéficié de l'aide précieuse et opérationnelle de l'armée Française. 

La Côte d'Ivoire étant de surcroît la base d'opérations des forces Françaises dans la sous-région Ouest Africaine, donc potentiellement une cible pour les organisations terroristes, une intervention directe de Paris s'impose pour enrayer les risques d'expansion de la menace. Près d'un an après la première attaque contre les positions de l'armée Ivoirienne à Kafolo, le 11 Juin 2020, la France préfère visiblement opter pour une assistance technique des forces Ivoiriennes, au lieu de s'engager directement sur le terrain. 

La réalité dans le nord du pays est pourtant déroutante. Plus les forces Ivoiriennes se déportent dans les zones à risque, plus les attaques s'intensifient. Stratégiquement, un engagement militaire de la France dans la lutte anti-terroriste en Côte d'Ivoire ne serait que judicieuse pour ses intérêts, Abidjan, étant le centre névralgique de son pré-carré en Afrique subsaharienne.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

bernard emie côte d'ivoire

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires