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Terrorisme : Il y a 20 ans, une grave attaque terroriste faisait 3.000 morts aux États-Unis

Il y a 20 ans, l'Amérique était frappée au cœur de sa puissance politique, économique et militaire. Jamais, dans leur histoire, les États-Unis n'avaient à ce point subi pareille attaque sur leur sol.

Le 11 septembre au matin, la terreur s’abat sur les États-Unis qui subissent la plus grave attaque qu’ils ont connue depuis Pearl Harbor. En effet, l’attentat du 11 septembre était une attaque conçue, organisée, planifiée méthodiquement pour frapper au cœur de la plus grande puissance du monde. Par l’attaque des deux (02) tours jumelles du World Trade Center à Manhattan – par deux avions de ligne détournés –, les terroristes ont voulu atteindre le symbole de la suprématie financière et économique des États-Unis. 

Le 3e avion-suicide lancé sur le Pentagone, siège du Département de la Défense à Washington, visait à mettre à mal la puissance militaire américaine. Un 4e appareil, détruit en vol sans avoir atteint son objectif, avait pour cible le Capitole, cœur de la vie démocratique des États-Unis. 

En clair, le but commun de ces attaques terroristes simultanées consistait à défier en même temps dans toutes ses composantes politiques, économiques, financières et militaires la suprématie mondiale des États-Unis.

Cette grave attaque a fait un bilan lourd de 3 000 morts. En mettant en cause l'hyperpuissance américaine par cette attaque, les terroristes ont surtout réussi à inspirer la terreur dans le monde entier, car l’attaque des tours de New York et leur effondrement ont été filmés et diffusés sur de nombreux écrans de télévision de toute la planète et les images apocalyptiques ont été massivement reprises par la presse.

 D’un autre côté, cette attaque a surtout justifié la guerre totale que les États-Unis ont ensuite engagée contre le terrorisme islamiste à travers le monde. Le président George W. Bush a promis retrouver et punir les coupables, ajoutant d’ailleurs qu’aucune distinction ne sera faite entre les terroristes et ceux qui les protégeraient.

Le Saoudien Oussama Ben Laden est vite identifié comme étant à l’origine de l’agression. Une enquête du FBI confirme l’implication du réseau Al-Qaïda qu’il a constitué. Et pourtant, au moment de la lutte des Afghans contre l’Union soviétique, Ben Laden avait été l’allié des États-Unis. Mais depuis la guerre du Golfe et l'invasion des troupes « infidèles » sur le sol d’Arabie, l’Amérique est devenue pour Oussama Ben Laden l’ennemie numéro un, le principal obstacle au triomphe de l’islam.

Après le 11 septembre, il devient à son tour l’ennemi numéro un de Washington. L'ennemi public numéro un des Américains était identifié. Il restait à aller le chercher dans les montagnes afghanes, frontalières du Pakistan. Le chef islamiste étant l'hôte du régime des talibans en Afghanistan, les États-Unis menacent l’Afghanistan et tout gouvernement qui serait impliqué dans l’agression. D’ailleurs, l’Irak de Saddam Hussein en paye les frais, accusé de ne pas avoir condamné l'attentat du 11 septembre et de prêter main forte au terrorisme.

Dans cette guerre contre le terrorisme, Georges W. Bush a fait envahir l'Afghanistan. Oussama Ben Laden ne sera pas retrouvé. Dans cette même lutte pour faire régner la paix et la démocratie dans le monde, il a envahi l'Irak en 2003. Cette guerre du « Bien » contre le « mal » a provoqué mort et désolation. La Syrie en a aussi payé les frais en 2011. Le 11 septembre a installé le monde dans une spirale de violence et de morts, au nom de la guerre contre les forces du mal.


Dégnimani Yéo

Content created and supplied by: Dégnimani_Yéo (via Opera News )

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