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Menace sécuritaire en Côte d'Ivoire : pourquoi Macron doit rougir les yeux face aux djihadistes

Plus de 24 heures après le crash de l’hélicoptère de type MI-24 de l’armée Ivoirienne dans la nuit du 09 au 10 Septembre dans le département de Téhini, l’opinion publique reste dubitative sur les circonstances de cet incident sécuritaire, qui a fait 5 morts, dont trois ressortissants Bulgares et deux Ivoiriens.

 

Le drame est d’autant plus commenté qu’il intervient dans un contexte sécuritaire délétère, marqué par une recrudescence des attaques armées depuis plusieurs mois, sur des cibles militaires dans le nord du pays. S’il paraît trop tôt pour l’instant d’établir un lien entre cet incident et le spectre de la menace djihadiste qui plane dans la partie septentrionale Ivoirienne, dans les zones frontalières, le crash de ce Jeudi n’est pas fait pour rassurer les populations parfois incrédules face à l’insurrection djihadiste qui s’enlise dans les pays voisins du Sahel.

 

Avec la survenance de cet incident, se pose la question de la qualité du matériel déployé dans la lutte anti-djihadiste au nord du pays et de la formation des hommes chargés de l’utilisation de ces armes de guerre. Certes, la Côte d’Ivoire peut se soulager de bénéficier de l’assistance de la France, qui en matière de défense, reste son premier allié, mais cette coopération, l’on le constate devrait se renforcer davantage, même si de sérieuses avancées ont été enregistrées en ce sens ces derniers mois.

 

L’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme (AILCT) inaugurée en Juin à Jacqueville, constitue un atout indéniable pour la formation des soldats Ivoiriens. Tout comme la décision annoncée le 09 Juillet dernier, par le chef de l’état Français, Emmanuel Macron de redéployer une partie des troupes de Barkhane dans le Golfe de Guinée, à l’issue du sommet du G5 Sahel.

 

Mais, la persistance des alertes signalées ces dernières semaines du côté de Tengrela, Kong ou plus récemment Touba, appellent à des actions d’urgence de l’état Français, qui devra passer à la vitesse supérieure en investissant le terrain en soutien aux soldats Ivoiriens peu habitués à confronter ce type d’agression asymétrique.

 

Les efforts de l’état-major des Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI) sont déjà dissuasifs et gagneraient à le devenir encore plus avec le soutien direct d’une force alliée beaucoup plus outillée pour absorber ce genre de menace. L'Elysée a les cartes en mains. Et il appartient à son locataire de durcir le ton face à des groupes armés qui menacent la stabilité de son précarré.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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