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Pikass, Katinan... : La sentinelle de Gbagbo ?

Depuis son retour en Côte d'Ivoire en provenance de sa prison dorée de Bruxelles, le 17 juin dernier, il ne se passe pas de semaines sans que le président Gbagbo ne fasse l'objet d'attaques. Des attaques dont les plus virulentes proviennent de têtes fortes de son camp avec qui il est en rupture de ban, à l'annonce de le création d'un nouveau parti, un mois après son retour au pays. On remarque cependant qu'il ne réagit pas à ces attaques. Un mépris souverain qui ne fait qu'exacerber l'animosité de cyberactivistes commis à la tâche. Ceux qui lui sont restés fidèles ne sont pas pour autant muet. Et de jeunes loups faisant preuve d'un rare engagement se chargent de se constituer en sentinelle pour le chef historique des frontistes. En première ligne,

L'irréductible, Koné Katinan

L'enfant d'arikokaha jouit d'une confiance absolue du chef. Ministre du budget dans son dernier gouvernement avant la chute, en avril 2011, il a été son porte-parole le temps de l'exil et, depuis son retour au pays, il assure la communication de la maison "gor". Sachant et pertinent, chacune de ses sorties ramène de l'assurance dans le camp Gbagbo sans cesse assiégé par les nombreux frustrés frontistes. C'est d'ailleurs lui qui, à la dernière assemblée générale de ce qui était encore l'organisation des femmes du front populaire ivoirien (OFPI) avant ce 2 octobre, donne la réplique à Simone Gbagbo sur la fameuse affaire de vision." Notre patron est revenu victorieux du système. Quand il revient victorieux du système, il incarne notre vision. Quand le président Laurent Gbagbo est arrêté par la CPI, c'est notre vision. Qui d'autre peut être l'incarnation de la libération de la Côte d'Ivoire, de la démocratie et de la souveraineté ? Quand on arrête Gbagbo pour l'envoyer à la CPI, il devient notre vision enfermée, notre vision incarnée." Et pour taire définitivement la polémique, il en crée, une autre." J'entends les gens dire que Gbagbo n'est pas reconnaissant. Gbagbo est allé à la CPI pour nos propres turpitudes. Je suis prêt à affronter ceux qui le disent à un débat public et juridique. Et j'expliquerai pourquoi il a été la victime des turpitudes des autres." Des propos chocs qui ont mis la toile en branle ce weekend. Et on est vite passé de "vision" a "turpitudes" avec tous les excès.

L'irascible Damana Pikass

Son image a été longtemps écorchée par cet acte de nervosité ultra médiatisé qui semble avoir mis le feu aux poudres, pendant la proclamation des résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle de 2010. Un acte dont il ne s'est jamais repenti . Pire, il est le premier à toucher au tabou, dès son retour d'exil en réaffirmant la victoire supposée du président Gbagbo à l'élection controversée de 2010. Ce qui lui a d'ailleurs valu une interpellation par la police et, dans la foulée, l'annulation de son meeting de port-Bouet pour préparer le retour du Président Gbagbo. Il reste pourtant en première ligne. Non seulement dans la bataille de tranchées que Gbagbo et ses camarades d'hier se livrent sans ménagement, mais également pour dénoncer les manœuvres dilatoires, selon lui, pour disqualifier son mentor, dans l'arène politique nationale. Depuis quelques temps, il sillonne les régions du pays pour battre le rappel des troupes au profit du nouveau parti de Gbagbo, en gestation.

A ceux là, il faut ajouter l'alerte Blaise Lasme, le fin Steve Beko, transfuge de l'UNG et bien d'autres. La jeune garde du nouveau parti est plutôt fournie. A moins que...

Emmanuel Fofana

Content created and supplied by: Emmanuelfofana (via Opera News )

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