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Verdict du procès de Bouaké: La France n'a pas osé...la vérité désormais entre les mains du destin

Elle n'a pas osé. Et sans doute n'osera-t-elle jamais...le procès du bombardement de Bouaké, s'est achevé ce 15 Avril, sans que la vérité soit connue sur les commanditaires de ce raid, qui le 06 Novembre 2004, a coûté la vie à 9 soldats Français et un civil Américain. 

Avec l'ouverture de ce procès, l'on avait espéré que la lumière soit faite sur les circonstances de ce bombardement, et qu'enfin, 16 ans après, les responsabilités soient clairement situées. 

A Paris comme à Abidjan, les familles des victimes, car faut-t-il le rappeler, ce raid avait dérapé en affrontements directs en civils Ivoiriens et militaires Français, avec à la clé, au moins 67 morts parmi les Ivoiriens, attendaient la vérité, rien que la vérité. Hélas, malgré le passage devant les juges de la Cour d'assises de Paris de 90 témoins parmi lesquels d'anciens hauts responsables gouvernementaux et diplomatiques Français de l'époque, les bouches sont restées cousues sur les questions essentielles que l'opinion publique se posait, à savoir, l'identité des commanditaires de l'attaque et les circonstances dans lesquels les pilotes à bord de l'aéronef incriminé, ont pu échapper aux mailles de la justice, alors qu'on les annonçait en état d'arrestation Togo. 

De toutes ces interrogations, aucune réponse n'a surgi de ces 3 semaines de procès. Et, au final, la perpétuité requise contre trois pilotes Biélorusse et Ivoiriens, qui n'étaient aucunement décisionnaires, mais que de simples exécutants, et qui de surcroît sont déclarés introuvables depuis 16 ans. 

Ni les politiques Français, ni leurs homologues Ivoiriens, en charge du dossier n'ont osé assumer au grand dam des familles, qui ne connaîtront sans doute jamais la vérité sur les contours de cet incident diplomatique. Faut-t-il en conclure que la justice Française, sinon l'état Français, a manqué de courage sur ce coup? 

Visiblement oui, puisque dans les coeurs des familles, il neigera toujours... Il appartient désormais au destin de faire sa part, en se chargeant lui-même de rétablir la vérité des faits d'une façon ou d'une autre, au nom des 77 victimes de ces violences.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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