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Procès du massacre de Duékoué : l’avocate d’Amadé Ouéremi épingle les Frci, l’Onu et la France

Le rideau a été tiré sur le procès du massacre de Duékoué. Le prévenu, Amadé Ouédraogo Remi, dit Amadé Ouéremi a écopé de la perpétuité. Sans qu’on ne crève l’abcès de ces crimes odieux. Toutes choses qui ont conduit l’avocate du prévenu à formuler une batterie d’interrogations.

« Qui a fourni à Amadé les armes de guerre ainsi que les tenues de FRCI qu’il portait ? A qui profitent ses exactions ? Pourquoi la Licorne et l’ONUCI  n’ont pas arrêté ces massacres ? Ce sont autant de zones d’ombres qui continuent de planer sur ce procès » a conclu Me Roseline Aka. Elle a aussi présenté des photos au tribunal sur lesquelles on voit son client arborer fièrement la tenue militaire des FRCI, soit aux côtés des forces Onusiennes soit au côté de Losseni Fofana qui pourtant a nié lors de son audition ne pas le connaître.

Selon Me Roseline son client devrait pouvoir bénéficier de circonstances voire même d’excuses atténuantes. Aussi, a-t-elle invoqué la responsabilité solidaire de l’Etat de Côte d’Ivoire, L’Onu et même de la France. Derrière l’Etat, il faut voir les forces pro–Ouattara. au vrai, l’avocate du seigneur de guerre du mont Péko ne dit rien de nouveau que n’ont déjà docmenté les ONG des droits de l’homme. « Les exactions des forces pro-Ouattara, baptisées Forces républicaines par décret du 17 mars, n’atteignent une intensité comparable qu’à partir du début du mois de mars, suite à l’offensive lancée pour prendre le pays. À Duékoué, Forces républicaines et milices pro-Ouattara massacrent des centaines de personnes, extrayant de leur domicile des membres présumés de milices pro-Gbagbo, puis les exécutant alors qu’ils sont sans défense.

Au cours de l’offensive militaire destinée à prendre le contrôle d’Abidjan et à consolider la ville, les Forces républicaines exécutent un grand nombre de personnes issues de groupes ethniques liés à Laurent Gbagbo, parfois sur les lieux mêmes de leur détention, et en torturent d’autres ».écrivait Human rights Watch dans son rapport de 2010/2011 disponible dans les chancelleries et sur internet.

Tché Bi Tché

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Content created and supplied by: NISSIANAELLE (via Opera News )

duékoué

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