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Yopougon-Niangon : une étudiante prise de malaise au cours d’une rafle

L'opération de rafle a failli tourner au vinaigre pour Fofana Mata (image d'illustration).

On peut dire que le pire est passé pour Fofana Mata. Cette jeune étudiante en génie civil de 22 ans a perdu connaissance dans la nuit du mardi 05 Octobre dernier lors d'une opération de rafle menée dans la zone de Niangon. Fofana Mata a accidentellement inhalé du gaz lacrymogène pulvérisé par des éléments du GMI (Groupement Mobile d'intervention) mis à la disposition du Commissariat de Police du 16 ème Arrondissement de Yopougon-SICOGI. L'information circule depuis dans les milieux sécuritaires du District de police de Yopougon.

Voici les faits tels qu'ils nous ont été rapportés par certaines sources proches du dossier. Une version justement corroborée par Fofana Mata elle-même et son frère aîné que nous avons joints au téléphone à l'instant.

Selon eux, tout a commencé ce mardi 05 Octobre 2021, autour de 21 heures. Un équipage du GMI s’est retrouvé au carrefour dit policier dans la zone de Niangon pour une opération de rafle. C'est au cours d’un contrôle que les agents ont interpellé la nommée Fofana Mata, jeune étudiante en génie-civil, habitant à près de 100 mètres de là, comme elle nous l'a signifié.

Dépourvue de pièce d’identité et circulant à bord d’un taxi communal wôrô-wôrô. Elle est invitée par les agents de police à monter dans le cargo. Fofana Mata raconte, cependant, qu'étant à proximité de son domicile, elle a pu obtenir l'autorisation des policiers d'appeler son frère afin qu'il lui apporte sa pièce d’identité. Ce dernier avec qui nous avons échangé au téléphone dit être venu prestement avec ledit document.

Image d'illustration/C'est un équipage du GMI qui a mené cette rafle.

Fofana Mata qui poursuit son récit dit alors être descendue pour le présenter à l’agent qui pendant ce temps s’attelait au contrôle d’un autre véhicule.

L’agent n’a voulu rien savoir et lui a demandé de remonter dans le véhicule. Elle dit s’être exécutée sans mot dire. Malheureusement, voulant neutraliser avec une bombe lacrymogène une femme raflée qui refusait de monter dans le véhicule, c’est dans sa bouche que la bombe a été pulvérisée vu que la nouvelle raflée a esquivé le geste du policier. La jeune étudiante dit alors avoir commencé à suffoquer avant de perdre connaissance quelques instants plus tard.

Mais avant, elle a demandé de l'eau que les agents ont refusé de lui apporter sous prétexte que ce serait une ruse de sa part. La jeune dame a pu être assistée grâce à ses frères, après plusieurs heures de tractations avec les policiers.

Ils parviennent ainsi à la conduire dans un centre de santé de Yopougon Wassakara où elle retrouve ses esprits plus tard.

Fort heureusement, le chef de service du GMI de Yopougon a pu circonscrire l'incident (image d'archives).

Informée de cet incident, le Commissaire de Police du Groupement Mobile d’Intervention (GMI) de Yopougon a rencontré la victime, le lendemain, pour une assistance, selon les dires de Fofana Mata et de son frère. L'officier de police a tenu à lui présenter ses excuses ainsi qu'à sa famille pour non assistance à personne en danger.

Tous les frais de santé engagés ont, par ailleurs, été remboursés par le chef de service du GMI Yopougon, nous ont confirmé les concernés.

Suite à ces gestes d'amabilité, Fofana Mata qui avait décidé de porter plainte contre les agents de police s'est ravisée. Après un conseil de famille. Elle ne portera plus plainte.

N'ayant pas pu obtenir la version officielle du GMI Yopougon sur cet incident, il est tout de même bon de saluer sa fin heureuse.

Tout est bien qui finit bien.

Patrick Russel

Content created and supplied by: Patrick_Russel (via Opera News )

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