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Lutte antiterroriste : La Côte d’Ivoire dans les mêmes erreurs que le Burkina et le Mali ?

Dans plusieurs localités du nord de la Côte d’Ivoire, des mouvements d’individus armés suspectés d’être des terroristes, sont signalés. Ce Mardi 07 Septembre encore, c’est le confrère Afriksoir.net, qui tirait la sonnette d’alarme sur des agressions dont seraient actuellement victimes les populations du département de Touba, de la part de bandes armés ‘’aux allures étranges…qui rappellent les djihadistes des pays frontaliers à la Côte d’Ivoire’’.

 

Parmi les réponses qu’apporte Abidjan à cette menace sécuritaire, le gouvernement, via son porte-parole, le ministre de la communication, Amadou Coulibaly, a annoncé ce Mercredi 08 Septembre, à l’issue du conseil des ministres, la ratification de l’accord de lutte contre le terrorisme signé avec la France autour de l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme (AILCT), officiellement ouverte en Juin dernier. Selon le porte-parole du Gouvernement, ‘’cet accord permettra à notre pays et à la région du Golfe de Guinée de se prémunir contre les actes violents de terrorisme’’.

 

Dans le contexte sécuritaire actuel, l’annonce de la ratification de cet accord ne peut qu’être salué dans le sens où toute initiative extérieure pouvant permettre d’épauler les forces Ivoiriennes dans la lutte contre le phénomène djihadistes, ne peuvent qu’être la bienvenue. Seulement, le rôle prépondérant de Paris dans la stratégie de sécurisation et de défense du territoire Ivoirien face à l’hydre islamiste, inquiète.

La France en tant que grande puissance, jouit certes d’une longueur d’avance sur la Côte d’Ivoire en matière de lutte contre le terrorisme, mais les circonstances actuelles imposent aux sécurocrates et autres officiers Ivoiriens de faire valoir leur savoir-faire, en amont. L’avènement de l’AILCT ne peut qu’être bénéfique à la formation des soldats, mais il appartient sans doute aux experts militaires Ivoiriens de penser des stratégies de riposte de terrain grâce à l’avantage dont jouit l’armée Ivoirienne, normalement plus proche des réalités sociologiques et géographique des zones affectées, que les Français.

 

Les expériences du Mali et du Burkina Faso, où l’armée Française est active à travers Barkhane, ont montré les limites de l’expertise militaire Française, qui a indéniablement été décisive pour freiner les avancées des djihadistes, mais sans pour autant enrayer le phénomène, qui le constate-t-on, gagne du terrain. En la matière, la coopération internationale est indispensable, mais elle doit avant tout se fondre dans une stratégie locale déployée avec le soutien des communautés locales.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

Côte d'Ivoire Septembre

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