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Incendie de véhicules à Niangon: grosse polémique sur un acte" revendiqué par Fpi tv "

Plusieurs véhicules ont été incendiés, ce lundi 30 novembre 2020, simultanément à Niangon Nord et à la sogefiha Kouté appelé " au 40", dans la commune de Yopougon. Un acte revendiqué par la page Fpi tv et qui n'a pas manqué de susciter la polémique.


Depuis le début de la crise du 3e mandat, la commune de yopougon est le théâtre d’actes d'incivisme et de défiance à l'égard des autorités de la place. Ces actions d'éclats visant à saper le moral des autorités et à contester un pouvoir "illégal " et "illégitime " avaient connu une légère accalmie. Mais la résurgence, ce lundi soir, des incendies de véhicules appartenant à des particuliers et à l'Etat, a ravivé le spectre des tensions. Pour ensuite faire naître une polémique : celle attribuant au parti frontiste la paternité de cet énième coup d'éclat.

L’enjeu est d’autant plus crucial qu'il s'agit tout de même de Yopougon, bastion des frontistes.


De quoi est-il question. Lundi. Peu après 20 heures, des individus certainement constitué en bandes organisées ont frappé coup sur coup en deux endroits différents à yopougon. Le premier groupe au nombre de 4, selon les témoignages, encagoulés pour la plupart munis de fusils calibre 12, descendent d'un 4×4, demandant aux riverains de regagner leurs domiciles respectifs sous des tirs de sommation. Peu après, à l'aide de cocktail molotov, ils mettent feu à un cortège de voitures. Le second groupe, quant à lui, composé de 3 individus usent de la même stratégie. Sans tirs, cette fois. Mais un bus de la Sotra part néanmoins en feu. Nous sommes au quartier Sogefiha solic III, terminus 40.

Vous avez dit "commando invisible " ?


Selon toute vraisemblance, l'acte serait l'oeuvre de personnes constituées en bandes. Sacs à dos pour certains, visages encagoulés en majorité, fusils à pompe, ils auraient dans leur attitude de quelque chose qui s'apparente à un commando constitué. Mais à quel dessein?

A qui obéissent-ils? Combien sont-ils? Ces faits sont-ils en rapport avec la situation sociopolitique du pays? Le mystère reste entier. Comme à abobo en 2010, yopougon est dans le creux de la vague. À cette période, aux lendemains des élections présidentielles, un groupe s'était constitué en bande armée et s'était retranché dans ce qui est considéré comme le bastion actuel d'Alassane Ouattara. Abobo. Pour cette force armée qui se faisait appelé "commando invisible ", le seul mot d'ordre était: faire tomber le président Laurent Gbagbo, par tous les moyens, y compris les plus radicaux. Le gouvernement d'Alassane Ouattara installé au golf avait décliné route responsabilité en ce qui concerne ce groupe mais appelait à la resistance de la population jusqu'à ce que Gbagbo tombe. La suite ,on l'a connaît.


Ce lundi soir, des les premières heures des incidents qui ont éclaté dans yopougon

certains individus relayant l'info sur la toile ont vite fait de parler de l'existence d'un " commando invisible " en indexant les auteurs de cet acte et en faisant fort d'établir le parallèle avec le mot d'ordre de désobéissance civile.

D'autres par ailleurs, par le bias de la page Fpi tv ont aussitôt revendiqué la paternité de ces actions. Depuis lors, une vive protestation n'a cessé d'enfler pour dénoncer de tels agissements.


C'est un vent de mécontentements manifestes qui a accompagné l'incendie des véhicules des particuliers au sein de certains militants du parti à la rose. Selon des militants, " celà ne peut qu'être l'oeuvre d'une main extérieure dont l'objectif inavoué est de faire porter le chapeau à leurs leaders. " Ce genre d'actes est loin de la philosophie de guérilla à nous enseigner par le référent premier du parti qui est Laurent Gbagbo", lâche un militant sur la toile. Les propos d'un autre militant trahissent sa gêne lorsque l'acte de " haute portée d'incivisme " est revendiqué par une page Facebook Fpi tv, page à laquelle il s'était abonné. Comme lui, ils sont nombreux ces militants qui au soir de cet acte se sont senti consternés. Selon eux, de tels agissements ne sauraint être mis à l'actif du Fpi. " c'est le fait des individus tapis dans l'ombre dont les actes tendent à jeter le discrédit sur le parti cher à Laurent Gbagbo. " le Fpi ne s'est jamais inscrit dans ce type d'actes.

De l'autre côté de la ville,dans le camp Ouattara, on assure que ces actions ne resteront pas impunies et que les coupables seront recherchés et traduit devant la justice.

"Ces personnes qui agissent ainsi ne pensent pas à nous autres", s’inquiète un habitant de la commune qui affirme craindre des actes de représailles symbolisés par la réapparition du gbaka vert. Mais contre qui? Difficile de le dire jusque là.


Richard Gallet


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Content created and supplied by: GALLETRICHARD (via Opera News )

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