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Insécurité autour des écoles : qui en veut au collège moderne d’Abobo PK18 ?

Des individus non encore identifiés ont ouvert un trou béant dans la clôture du collège moderne d’Abobo PK18. C’est la découverte faite par le personnel dudit établissement au retour des congés de la Toussaint. Notre équipe y a fait un tour le lundi 8 novembre 2021. Le constat était amer.

 

C’est une Principale consternée qu’il nous été donné de rencontrer le lundi 8 novembre 2021 au sein de son école : le collège moderne d’Abobo PK18. Madame Yobouet, c’est son nom, dit « ne plus savoir à quel saint se vouer » face au trou d’environ un mètre de diamètre ouvert dans le mur qui sert de clôture audit établissement. « C’est la énième tentative de sabotage des nombreux efforts que nous faisons, mon équipe et moi, pour rendre ce collège sûr en termes sécuritaires », nous confie-t-elle l’air dépité.

En effet, cet établissement secondaire passé Lycée depuis 2019, et qui accueille plus de 4000 élèves était l’objet, il y a quelques années d’une insécurité criante. Aux dires des membres du personnel que nous avons rencontrés, avant l’érection de la clôture, le site de l’école était la voie préférée des riverains qui y déambulaient à longueur de journée. Une fois la clôture érigée, parce qu’elle n’était pas très haute, elle était tout le temps escaladée. A son arrivée en 2019, l’actuelle proviseure, Mme Yobouet a fait prolonger en hauteur cette clôture de quatre rangées de briques et fait pourvoir en éclairage toute l'enceinte grâce à ses démarches auprès de la DAF (Direction administrative et financière) du ministère de l'éducation nationale. Mais, c’était mal connaitre les "ennemis" de l’école. Leur nouvelle trouvaille ; passer par le caniveau qui traverse l’école et qui sert à évacuer l’eau de pluie. Téméraire, la bonne dame y fait poser des barres de fer en guise d’antivols. La situation semblait alors maitrisée jusqu’à la découverte, au retour des congés de la Toussaint, de ce trou qui, visiblement, a été causé à l’aide d’un marteau – en témoignent les traces qu’elle nous présente. Non sans nous avoir dressé le tableau sombre des méfaits de ces malfaiteurs. Vol de table-banc, de matériels électriques, de sanitaires, etc.

Qui en veut donc à ce lycée qui, petit à petit, est en train de devenir un établissement d’excellence ? Cela fait deux années de suite que ses résultats au BEPC sont largement au-dessus de la moyenne nationale. 74,87% pour l’année scolaire 2020-2021 et 95% pour l’année d’avant. Il connaitra certainement ses premiers bacheliers à la fin de l’année 2022-2023. Pour le personnel, ce sont « les riverains » les principaux suspects. La Principale, quant à elle, dit vouloir «profiter de notre micro pour lancer un appel à la fois aux riverains et à l’Etat ». « Nous allons entreprendre une vaste campagne de sensibilisation des riverains. Ce sont d’abord et avant tout leurs enfants qui fréquentent ici qui sont pénalisés par de tels actes barbares. Nous allons faire de notre mieux pour faire passer le message afin que chacun soit le policier de cette école ». A l’Etat « je demande de jeter un regard sur nous. Aujourd’hui, nous avons besoin de mettre des barbelés au-dessus de la clôture pour éviter qu’elle soit escaladée. L’éclairage n’est pas encore total. Vu qu’à ce niveau, toutes les ampoules des lampadaires ont été volées. Des fils électriques ont été sectionnés. Vraiment, nous avons besoin d’aide pour créer un climat de sérénité pour nos enfants ». C’est également le vœu du président du COGES (Comité de gestion d'école) , Monsieur N’guessan que nous avons joint au téléphone.

Il faut préciser qu’au moment où nous mettions sous presse, le trou dans la clôture a été fermé grâce aux efforts de la Principale. Le COGES qui a déjà reçu son chèque de l’état attend encore d'avoir du liquide sur son compte pour mettre en œuvre son PACC 2021-2022 (Plan d’activité communautaire du COGES).

Content created and supplied by: Franck_K (via Opera News )

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