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Hubert Bahi (cadre de Daloa) : « nous voulons aider les jeunes à réussir dans la vie même en étant au village »

Cadre de la région de Daloa en tant que fils du canton de Gbalouan sud précisément du village de Dagbaboua, Hubert Bahi est très engagé auprès de la population. Entre occupations professionnelles et vie familiale, l’informaticien, intégrateur de solutions trouve le temps pour se mettre au service des siens. Dans cet entretien, il parle de ses actions et des projets qu’il nourrit pour les populations.

 

Vous êtes de plus en plus présent sur le terrain à Daloa depuis quelques temps. On vous voit auprès des jeunes et des femmes. Quel est le sens de cet engagement ?

On dit souvent que Daloa est le principal point de départ de l’immigration clandestine, donc nous en tant que cadre de la région, cela nous interpelle. De notre modeste position, ce que nous pouvons faire pour occuper sainement la jeunesse, c’est certes de créer des activités génératrices de revenus, mais d’organiser également des activités sportives, en période de vacances pour les maintenir sur place. Nous savons que pendant la période des grandes vacances, les jeunes s’adonnent à des choses peu recommandables telles que la drogue, l’alcool et le sexe. Nous avons estimé que les occuper à travers des activités sportives (football, maracana, handball…) peut contribuer à la valorisation de la jeunesse.

Vous l’avez dit, vous avez organisé récemment des activités sportives à Daloa. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Avec l’aide d’amis dont Gnolou Célestin et le Commissaire Bleu Charlemagne (Président de la Fédération de Maracana et disciplines associées – Fimada, Ndlr), nous avons organisé un tournoi de maracana qui a duré un mois. 14 villages sur 17 que compte le canton Gbalouan nord ont participé. La finale s’est jouée le 14 août dernier avec la victoire de Dagbaboua sur Zakoua par 5 buts à 3. Je pense que c’était l’occasion pour nous de dire aux jeunes, aux enfants qu’il faut vivre sainement, que par le passé, nos vacances étaient meublées par les booms party, les matches de football. C’est ce qu’on veut leur faire vivre également afin que les jeunes s’occupent sainement. Nous prévoyons d’ailleurs la participation des 3 grands cantons que sont Gbalouan nord, Gbalouan sud et Zogbo, tout en faisant en sorte que ce tournoi devienne s’institutionnalise.

 

 Au-delà de l’occupation saine des jeunes, est-ce que ce tournoi visait d’autres objectifs ?

Je voudrais, avant de répondre à votre question, saluer et remercier le Commissaire Bleu Charlemagne (président de la Fimada) qui nous a honoré de sa par sa présence à nos côtés et par les dons qu’il a fait à la population. Il a offert 18 millions de bourses d’étude pour tous les villages participants ainsi que des jeux de maillots et des ballons. En plus de cela, il nous a aussi fait la promesse que l’année prochaine, il sera encore à nos côtés.

Pour revenir à votre question, effectivement, vous savez que dans les régions forestières, il y a un brassage de populations, un grand nombreux d’allogènes. Notre objectif était de casser de mur de méfiance créé par les crises que le pays a vécu et les rapprocher les populations afin qu’elles continuent de vivre dans la cohésion et la paix. Je suis convaincu que nous avons réussi cela parce que dans toutes les équipes, l’on retrouvait tout le monde. Et comme le sport est facteur d’union et de solidarité, nous pensons que les populations elles-mêmes peuvent témoigner de ce que ce tournoi leur a permis de se retrouver dans la convivialité.

 

A côté du sport, on imagine que vous avez pu être sollicité par les populations pour des appuis divers compte tenu des difficultés que vous décriez plus haut. Est-ce cela ?

C’est courant. Que ce soit dans les villages ou bien en ville (Daloa, Ndlr), ceux qui nous connaissent nous sollicitent. Nous-mêmes, en tant cadre, nous essayons, en fonction de nos modestes moyens, de résoudre certains problèmes. Nous prions Dieu afin qu’il nous donne un peu plus de moyens pour que nous puissions en faire davantage. Ainsi, nous pourrions véritablement soutenir nos parents, nos petits frères et les aider à aller à l’école et réussir dans la vie même en étant au village.

 

Vous êtes également engagés aux côtés de l’équipe féminine de handball de Daloa. Comment vous est venu cet amour pour le handball ?

J’ai été agréablement surpris par l’équipe de handball de Daloa qui évoluait en 2ème division et qui est montée en première division. Les responsables  m’ont sollicité pour soutenir l’équipe. Ce que j’ai accepté avec plaisir et je ferai de mon mieux pour les soutenir. J’ai senti qu’il y a beaucoup de choses qui manquent à ces jeunes qui font du bon travail et je prie Dieu afin qu’il me permette de les aider comme il faut. Elles sont en 1ère division, c’est à ce niveau  que le plus dur commence. On fera tout pour les accompagner jusqu’à être championnes de Côte d’Ivoire, pourquoi pas ?

Jean Levry

 

 

 

Content created and supplied by: Sebastien_Levry (via Opera News )

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