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Dans 9 mois, le vent pourrait tourner à l'Élysée contre les "amis" de Macron en Côte d'Ivoire

Décidément, les choses ne s'arrangent pas pour l'actuel chef de l’état Français, Emmanuel Macron, et par ricochet, pour ses "amis", outre-atlantique. Selon un sondage Ifop, dévoilé ce Lundi 05 Juillet 2021, et réalisé pour LCI et Le Figaro, au premier tour de l'élection présidentielle d'Avril 2022, la candidate du Rassemblement National (RN-ex FN), Marine Le Pen, serait créditée de 26% des intentions de vote, contre 24 à 28%, pour l'actuel locataire de l'Élysée.

Cependant, en cas de second tour, "Marine Le Pen serait systématiquement battue dans une configuration de second tour par Emmanuel Macron comme par Xavier Bertrand. En revanche, si les deux hommes s’affrontaient au second tour, pour la 1ere fois, le Président réélu des Hauts de France devancerait Emmanuel Macron (52% contre 48%)".

Certes, ce schéma n'est pas à écarter au vu de l'épisode de 2002, où au second tour de la présidentielle, les différents pôles de la politique Française se sont ligués autour du candidat du Rassemblement pour la République (RPR), Jacques Chirac, pour faire front contre Jean-Marie Le Pen du parti d'extrême-droite, le Front National (FN), dont sa fille a aujourd'hui héritée de la présidence, le contexte électoral diffère indéniablement.

Près de 20 ans après le duel Chirac-Le Pen, les choses ont changé. La France s'interroge, est en quête de son identité. Les rapports avec les pays Africains sont devenus plus crispés, érodés par l'interventionnisme exubérant et ambigu dont a parfois fait montre Paris, les Français ne cachent plus leur vexation face aux invectives dont est victime leur pays à l'extérieur, notamment en Afrique, la crise de l'immigration accentue les méfiances, les violences urbaines interpellent systématiquement sur l'intégration des immigrés... bref, les Français ont besoin de protection.

Et si Macron est donné probablement vainqueur en cas de second tour avec Le Pen, le moindre bouleversement social pouvant avoir trait à la sécurité tous azimuts des citoyens Français, pourrait chambouler tous les calculs en faveur du RN.

C'est en cela que le maintien de Le Pen, en tête des sondages, devrait donner de l'insomnie à Macron. Mais, pas qu'à lui! En Afrique également, et spécifiquement en Côte d'Ivoire, tant le départ du leader de La République En Marche (LREM), que l'hypothèse d'une élection de sa rivale, ouvertement hostile envers le régime Ouattara, augurent d'un mauvais signe.

D'abord en 2011 en plein de sympathie mondiale pour Alassane Ouattara, la dirigeante d'extrême-droite appelait à poursuivre le chef de l’état Ivoirien devant la CPI, ensuite en 2012, dans une interview accordée au quotidien Ivoirien, "Le Patriote", elle revenait à la charge en des termes assez clairs: "Je croyais justement qu’on avait dit qu’on arrêtait la France-Afrique, qu’on arrêtait les interventions militaires qui consistaient à porter tel ou tel au pouvoir. Je pense que les institutions ivoiriennes permettaient de déterminer qui avait raison ou tort, dans le débat électoral qui avait lieu. Je ne suis pas sûre que les Ivoiriens aient gagné en liberté. Je n’ai pas de jugement sur M. Ouattara, je n’ai pas de jugement sur M. Gbagbo. J’ai quand même le sentiment qu’aujourd’hui, celui qui est à la tête de la Côte d’Ivoire l’est parce que la France, par la force, a aidé à y être".

Si Ouattara doit avoir un "ami" comme c'est actuellement le cas avec Macron, célébré avec faste à Abidjan, lors de son 41ème anniversaire à Abidjan, en Décembre 2019, ce n'est sûrement pas cette dame intraitable sur les sujets liés à l'immigration et au fondamentalisme islamiste, mais dont les thèses sont de mieux en mieux digérées dans le contexte de repli identitaire qui se révèle de plus en plus en France. 

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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