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Nouvelles taxes, CNPS, retards de paiements par le FDFP…Cabinets de formation : la misère

La situation des cabinets de formation va de mal en pis. Cela à cause principalement des paiements irréguliers des prestations et du harcèlement fiscal.

 

C’est la croix et la bannière pour les cabinets de formation. Naguère structures fiables, les cabinets de formation agréés par le Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP) traversent des périodes difficiles. Selon le directeur d’un cabinet qui a requis l’anonymat, la situation est intenable. « Depuis le mois de janvier, nous n’avons reçu aucun paiement. Certes, les plus anciens cabinets ont reçu quelques paiements, mais les plus jeunes n’ont rien perçu. Nous n’arrivons pas à payer nos travailleurs y compris les formateurs. C’est vraiment difficile », fait savoir cet homme, la quarantaine révolue, non sans omettre d’interpeller le FDFP. « Le FDFP ne respecte pas ses engagements vis-à-vis des cabinets. Les paiements sont irréguliers et tardifs perturbant ainsi le calendrier des formations. C’est une honte », se lamente-t-il.

La CNPS et les impôts s’en mêlent

Selon plusieurs responsables de cabinet, face aux difficultés existantes, il faut ajouter désormais le harcèlement de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS). « Plusieurs cabinets de formation agréés au FDFP ont connu un redressement fiscal. Motif, ils engagent des formateurs sans payer les frais liés à la CNPS. Or, en réalité, la plupart des cabinets engagent des formateurs qui travaillent, en freelance. On ne peut pas nous demander de les engager. Nous n’avons pas les moyens de le faire », soulignent-ils avec amertume. Conséquence, relèvent-t-ils, dans les semaines à venir, les cabinets ne pourront pas engager des formateurs qui sortent des Universités et qui n’ont pas encore de numéros CNPS. « Des jeunes qui travaillaient avec nous vont aussi perdre leur gagne-pain parce qu’on prend des textes sans connaître la spécificité de notre secteur », font-ils savoir.

Par ailleurs, les dirigeants des cabinets de formation dénoncent un harcèlement fiscal. « Dorénavant, les cabinets doivent s’acquitter de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) alors qu’en principe les cabinets de formation sont exemptés de TVA. Si la mesure reste, les paiements des formateurs vont diminuer. Ce qui peut contribuer à baisser le niveau des formations », ont-ils dit.

Rappelons qu’en janvier 2021, ce sont 1 287 cabinets qui ont été agréés par le FDFP dont 157 cabinets publics, 1 105 cabinets privés et 25 centres de formation internes.

Depuis mai 2019, le FDFP est dirigé par équipe conduite par Joël N’Guessan, le président du Conseil de gestion.

AKE

 

 

 

 

 

 

 

Content created and supplied by: Eddy3 (via Opera News )

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