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A Abidjan, voici quelques aliments fortement consommés mais qui souffrent de nombreux préjugés

BemaAboubacarCoulibaly
By BemaAboubacarCoulibaly | self meida writer
Published 22 days ago - 2074 views

Photo d'illustration : côtelettes de bœufs, maïs braisé, garba, huile


D'une commune à une autre, d'un quartier le plus reculé à un autre, si vous êtes à Abidjan vous avez certainement entendu de nombreux préjugés dressés contre certains aliments et ce, sans aucun fondement. Chacun y va de son commentaire.


Vrai ou faux, plusieurs aliments font l'objet de nombreux préjugés. Pointant des conséquences sanitaires, si pour l'heure aucune source officielle n'a donné du crédit aux critiques et préjugés entendus ça et là, ces aliments continuent de circuler dans les assiettes des consommateurs avec beaucoup de craintes.

Celui qui s'aventure a acheter du maïs braisé en bordure de route entendra dire avec force : '' attention, c'est produit dans les anciennes décharges '' donc cancérigène.

Parfois, celui qui veut acheter des arachides dans les charrettes de certains vendeurs ambulants entendra dire: " on dit de ne plus acheter leur arachide car les vendeurs les lavent dans la lagune ". Ça fait peur tout de même, mais il n'y a pas que ça.

Parfois, celui qui veut aller déguster des plats de viande braisée de bœufs à l'abattoir de Port-Bouet entendra dire: '' ce sont des bœufs morts en route qu'ils découpent rapidement pour braiser pour nous vendre ''.

Vous avez certainement déjà entendu dire que: '' les douces côtelettes de bœufs bien grasses que vous avez acheté pour mijoter dans votre sauce graines , sont en réalité de la viande de porc '', donc illicite pour une catégorie importante des consommateurs de viande.

Même le jus de gingembre appelé communément '' gnanmankou '' qu'on a l'habitude d'acheter pour se désaltérer n'est pas épargné. Certains disent purement et simplement que '' c'est pour avant hier '' et que '' la vendeuse met un produit dedans pour couvrir le côté avarié ''.

Dans certains '' garbadrom '' très côtoyés par les populations ivoiriennes, on entend dire: '' le vendeur mélange quelque chose dans la farine de poisson '' ou que '' le vendeur mélange le poisson dans de bien vilaines choses '' qui fait le consommateur ne peut pas s'en passer.

Dernièrement, on entend dire que l'huile vendue dans les charrettes par les vendeurs ambulants et qui sert à la cuisson de nos aliments serait '' issue des égouts, des poubelles des raffineries '' donc susceptibles de provoquer les AVC et l'insuffisance rénale chez les consommateurs.

Les sucreries de 200 Fcfa qu'on achète en grande quantité pour que tous nos invités puissent être bien servis lors de certains événements seraient aussi '' dangereux pour la santé ''.

Au regard de tous ces préjugés dressés contre aliments et certains produits, on est emmené à se poser la question de savoir : on mange quoi à Abidjan finalement ?

A cette question un internaute à donné un élément de réponse apprécié par plusieurs autres personnes à savoir: " mangeons et buvons à notre faim, la cause principale de la mort, c'est la naissance ''.


Bema Aboubacar...

Content created and supplied by: BemaAboubacarCoulibaly (via Opera News )

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