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Tcahd : N'Djamena encerclée, l'armée française dans le coup ? Un député alerte Florence Parly

Sébastien Nadot, député de Haute-Garonne, a adressé un courrier mercredi 21 avril à la ministre des Armées, Florence Parly. Dans ce courrier intitulé "Tchad : le gouvernement français doit s'expliquer devant le Parlement", l'élu français s'inquiète d'une possible intervention de la France dans les affrontements aux côtés des troupes tchadiennes contre les rebelles du FACT, sans l'approbation préalable du Parlement. «N'Djamena, la capitale du pays est encerclée par les forces rebelles. Dans un tel contexte, l'armée française présente au Tchad, où se trouve la base de l'état-major et des forces aériennes de l'opération Barkhane, devront d'une manière ou d'une autre intervenir directement - si ce n'est déjà le cas», fait-il remarquer d'emblée. La Constitution français prévoit en son article 35 (alinéa 2), que le gouvernement doit en référer d'abord au Parlement, avant tout engagement des forces armées, et d'en préciser les objectifs. "(...) Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention", fait savoir Sébastien Nadot, qui cite la Constitution.

(Le courrier du député Sébastien Nadot, transmis ce mercredi 21 avril à la ministre Florence Parly)

Pour lui, une intervention en déhors de ce contexte serait donc contraire aux dispositions des lois françaises. D'autant qu'il craint que la situation de 2019 soit rééditée. En effet, en février 2019, la France était intervenue directement au Tchad, en soutien au président Idriss Déby, avec des frappes de Mirage 2000, pour anéantir une colonne de rebelles qui progressait vers N'Djamena. «La mise à l'écart du Parlement en matière d'engagement de nos forces n'a que trop duré. Elle n'est pas digne d'un État de droit démocratique qui se respecte. Je demande au gouvernement français de respecter les termes de la Constitution et, par conséquent, de venir devant le Parlement expliquer l'action militaire de la France au Tchad», exhorte-t-il. 

L'opposition tcahdienne vent debout contre l'armée 

Dans la même journée du mercredi 21 avril, des partis politiques de l'opposition tcahdienne ont signé une déclaration conjointe, contenant plusieurs points. Ils dénoncent, entre autres, le Conseil militaire de transition (CMT) mis en place et dirigé par le général Mahamat Idriss Déby, fils de l'ex-président. Ils appellent à une transition civile "dans le respect de l'ordre républicain". Ces partis de l'opposition mettent en garde également les autorités françaises à "ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures du Tchad".

Tout en appelant la population à désobéir au CMT, ils invitent les parties prenantes dans le conflit à un dialogue. "Le non respect de ces points pourrait amener lesdits signataires à appeler la population à un soulèvement populaire", indique le porte-parole de cette plateforme, Mahamat Bichara. 

Content created and supplied by: Fatogoma (via Opera News )

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