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Pourquoi la monnaie Ghanéenne est aujourd'hui plus élevée que les CFA de (14 pays) ?

De 2007 à 2013, l'économie nationale a connu une très forte croissance. Les raisons de cette croissance sont multiples. D'une part, contrairement à la majorité des pays d'Afrique de l'ouest, le Ghana n'a pas connu de période de conflit ou de tensions inter-communautaires depuis de nombreuses décennies et devient aux yeux des puissances occidentales, un lieu privilégié pour réaliser des investissements sans risque. D'autre part, la gestion de l'économie et de la politique du pays par le pouvoir est considérée comme tout à fait satisfaisante en comparaison des pays environnants, souvent meurtris par la corruption et l'instabilité politique. Enfin, l'attractivité désormais limitée des anciens pays clés de la région comme la Côte d'Ivoire ou le Nigéria (due à une nouvelle montée de violences ou de tensions inter-communautaires dans ces pays) ont convaincu la plupart des investisseurs de transférer leurs capitaux vers les deux nouvelles puissances régionales montantes que sont le Sénégal et le Ghana. Ainsi, le Ghana a été le pays enregistrant la plus forte croissance économique de toute la planète en 2011. Le PIB national a largement progressé en cette seule année (+ 17 %). Ainsi, depuis les années 2000, le Ghana détient, avec la Chine et le Cambodge, les plus hauts taux de croissance du PIB national. Ce sont parmi les seuls à dépasser la barre des 10 % de croissance annuelle autour de 2005.

Cela n'empêche pas l'économie ghanéenne de rester fragile (comme la plupart des économies nationales d'Afrique occidentale), car encore essentiellement orientée vers le secteur primaire, dans une époque mondialisée où l'heure est à l'avènement des productions industrielles standardisées et surtout des services. Les haricots et les denrées dérivées de la noix de coco représentent encore plus d'un tiers de la valeur marchande de la production nationale.

Depuis 2013, en raison d'une politique fiscale trop souple, d'une devise dévaluée, de problèmes électriques récurrents et de la baisse du pétrole, le PIB a diminué de 30% revenant ainsi au niveau de 2010.

En septembre 2021, un deal pétrolier de 1,4 milliard d'euros met le feu aux poudres au Ghana : le parlement ghanéen autorise en effet le financement via l'emprunt d'une participation à des blocs pétroliers exploités par Aker Energy et AGM, deux sociétés norvégiennes. Jugé irréaliste pour un pays en difficulté, le montant de l'opération est critiqué par l'opposition ghanéenne qui pointe du doigt une mauvaise évaluation de la rentabilité de ces blocs.

Content created and supplied by: DougaInfo (via Opera News )

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