Sign in
Download Opera News App

 

 

Sommet France-Afrique 2021 / Dr Arthur Banga : "Voilà pourquoi j’ai accepté"

Avant sa rencontre, mardi 05 octobre 2021 avec le Président français Emmanuel Macron, en prélude au sommet Afrique France du 08 octobre prochain à Montpellier, l’universitaire et chercheur ivoirien, Arthur Banga, joint par téléphone, se prononce sur ce sommet l’innovation dans ce France-Afrique d’ordinaire réservé aux chefs d’Etats. 

Quel regard critique envers la France a motivé votre sélection ?

C’est une rencontre qui est nouvelle par les acteurs qui sont invités à ces sommets qui jusque-là, étaient un sommet de chefs d’Etats. Emmanuel Macron estime qu’il faut peut-être parler directement au peuple à travers sa jeunesse, sa société civile. Voilà il a demandé à Achille Mbembé de me rencontrer dans cette dynamique pour avoir de nouveaux rapports, réinventer ensemble cette nouvelle relation, pouvoir se dire les choses en face et voir comment changer les choses avec de nouveaux acteurs. C’est tout l’intérêt de ce sommet et toute la curiosité. Après, c’est aux acteurs de ce sommet de travailler pour ne pas que ce soit un sommet en plus mais novateur par l’impact, les changements qu’il pourra entraîner. Voilà pourquoi j’ai accepté de faire partie de l’aventure. Je me suis dit qu’on a la chance de pouvoir se parler tranquillement mais sereinement, fermement et sincèrement de l’avenir de la relation Franco-africaine.

Peut-on avoir connaissance des thèmes que vous aborderez avec Emmanuel Macron ?

Il n’y aura pas de sujets tabous. On abordera la place de la jeunesse, la migration, les questions de sécurité, l’avenir des startups, la nouvelle Afrique… Il y a tellement de défis communs à relever, le rôle de la diaspora par exemple, mais le passé commun avec ses ombres et lumières. On va aborder toutes les questions et déjà je peux vous dire que le Président Macron nous a donné carte blanche pour parler franchement.

De nouveaux profils peu connus du grand public suffisent-ils pour de nouvelles relations d'égal à égal entre l'Afrique et la France ?

C’est un motif supplémentaire, ces nouveaux visages et profils, à la relation, à la discussion autour de cette relation qui restait très institutionnelle et souvent, il faut échanger avec le peuple. Je pense que c’est un atout supplémentaire d’avoir cette jeunesse, ces jeunes gens et femmes, ces chercheurs qui parlent directement au Président. C’est un plus pour essayer de changer les choses. Nous sommes motivés et dévoués pour faire changer les choses, pour profiter de cet anonymat pour donner plus de forces au changement envisagé.

 

Propos recueillis par Cyrille NAHIN

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires