Sign in
Download Opera News App

 

 

Comme le régime ATT au Mali, Idriss DEBY victime du désordre Lybien?

Idriss DEBY est mort au combat comme un soldat, en véritable Chef des armées. Entant que Chef des armées, nous l'avons souvent vu, arborer son treillis militaire pour être lui-même sur le théâtre des opérations. Une guerre de trop? Mauvaise gestion des combattants revenus du conflit libyen? Brève analyse.

On peut le dire, le soldat est tombé l'arme à la main, alors que son armée lançait depuis le samedi dernier une offensive contre la rébellion du FACT dans le nord du Tchad. On peut le dire, ce n'est la première fois qu'il intervient sur le terrain des combats. C'est avec son armée qu'il a remporté des victoires contre Boko haram. Mais cette bataille contre cette rébellion venue du nord tchadien été celle de trop.

Se confiant au téléphone au journaliste RFI Alain Focard, Idriss DEBY fait le lien entre cette rébellion et le "désordre libyen". En effet le FACT (Front pour l'Alternance et la Concorde du Tchad), composé majoritairement de l'ethnie Gorane du nord tchadien, proche des Touaregs, s'est installé dans le sud de la Libye.

Il s'est militairement engagée aux côtés des forces de Misrata, à la fois contre l'Etat islamique et l'Armée nationale Libyenne (ANL) du général Khalifa Haftar. Ce groupe va par la suite se rapprocher du maréchal Haftar.

Après la défaite de celui-ci aux portes de Tripoli, et sur la pression de la communauté internationale, le FACT retourne au Tchad. Il est composé d'environ 1500 combattants, équipés d'armes et de pickups emportés de la Libye. C'est le même scénario que l'on retrouve au Mali, sous le régime ATT, après l'assassinat de Kadhafi. En effet la rébellion touareg au Mali date de 1960. Plusieurs groupes d'ex-rebelles ayant fui le Mali dans les années 1990 pour s'engager dans l'armée libyenne de Mouammar Kadhafi se sont joints au mouvement à la suite de la chute du régime libyen en 2011. Ils fondent le MNLA (Mouvement National de Libération de l'Azawad). Ce mouvement aura, à coups de boutoir, raison du régime ATT le 22 mars 2012.

Dans les deux cas de figure se pose avec acuité la question du chaos libyen et la gestion du retour des combattants dans leurs pays d'origine. Au-delà de ces deux exemples, ce sont tous les pays du Sahel qui sont menacés par le désordre libyen qui, petit à petit glisse vers les pays du Golfe.

Nous exhortons les États africains a plus d'implication dans la gestion de ces combattants, qui signent leur retour dans leurs pays d'origine, souvent très s armés.

Képhren

Content created and supplied by: Képhren (via Opera News )

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires