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Le rôle des aides ménagères dans un foyer : entre souffrance et ignorance

le phénomène des aides ménagères communément appelées "des bonnes" ou "domestiques" connaît d'importantes changements en côte d'ivoire, combinant les pratiques familiales anciennes d'éducation par le travail avec de plus récentes logiques salariales. Vu la diversité des rôles, il semble difficile de prôner l'abolition, et plus juste d'orienter la réflexion sur les possibilités de réglementation des conditions de travail et de formation des petites domestiques, pour leur ouvrir des perspectives d'avenir et les aider à sortir du registre de la fatalité.


Les aides ménagères occupent un très grand rôle dans les foyers modernes en côte d'ivoire. le service de ces aides ménagères est plus en plus encouragé et sollicité par des fonctionnaires et des familles riches dont l'occupation des deux conjoints en dehors du foyer crée un manque à gagner pour l’exécution des travaux ménagers. En effet, aller au travail le matin et le soir laisse peu de temps aux aides ménagères pour s’occuper de leurs travaux domestiques. Cette réalité de la ville oblige certains foyers, quelles que soient leurs fonctions, à recourir aux filles domestiques communément appelées Bonnes ou filles de ménage pour effectuer les travaux ménagers et entretenir les enfants.

En général, les filles de ménages arrivent des campagnes poussées par plusieurs raisons. Ainsi, certaines filles de ménage, déscolarisées ou non scolarisées, ayant le plus souvent un âge compris entre 9 et 16 ans viennent de villages éprouvés par la pauvreté et autres aléas. Poussées par les difficultés et n’ayant aucune solution à l’immédiat, elles migrent vers les zones urbaines espérant trouver un travail. En ville, elles travaillent comme employées de maison dans l’arrière-cour de leurs patrons et cela très souvent en l’absence d’aucune protection juridique.


Problème salariale.

Ces jeunes filles souvent mineures sont dans de nombreux cas, soumises à une charge de travail disproportionnelle au salaire qu’elles perçoivent environ 15 000 ou 20 000 francs CFA) par mois, sans primes ni autres avantages. En effet, même celles qui ont bénéficié d'un emploi salarié ne peuvent accéder à l'autonomie résidentielle à la sortie. Certaines sont déjà mères d'un ou deux enfants, qu'elles avaient confiés à un proche parent et auprès desquels elles retournent vivre après leur période de travail.


Que faire dans ces situations ?


Le sujet des filles de ménage est cependant on très complexe. Il est très difficile d'avoir une position très tranchée dessus, car il ne s'agit pas ici de condamner telle ou telle partie, mais de trouver des solutions gagnantes. Sans une fille de ménage que deviendraient toutes les familles citadines où de plus en plus l'homme et la femme travaillent et les enfants vont à l’école ? Sans ces emplois de fille de ménage, que deviendraient également toutes ces jeunes filles fuyant les campagnes pour les villes, livrées à elles même dans une extrême vulnérabilité et toute cette couche sociale qui bâtissent toute leur vie sur les revenus de cette activité ?

Content created and supplied by: DembeleJoshua (via Opera News )

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