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Mystère autour d'une route à Jacqueville : des génies accusés de "couper le courant"

Le cas d'une route à Jacqueville défie effectivement la logique. Si vous avez déjà visité cette ville balnéaire (à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Abidjan), vous avez dû admirer ses belles plages, l'une de ses principales attractions. Ou encore, les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs barques bariolées de peinture et aux appellations tout aussi exotiques les unes que les autres.

Située entre l'Atlantique (sur le Golfe de Guinée) et la lagune Ebrié, la ville se laisse parcourir de bout en bout. La voie principale qui part de la gare routière du côté de l'océan, traverse la ville pour déboucher directement sur la lagune à l'autre extrémité. Elle traverse ainsi les quartiers nommés V2 et TP. C'est justement cette route très fréquentée, de jour comme de nuit, qui suscite beaucoup d'interrogations. Jusqu'au seuil de l'irréel.

La route (ci-dessus) traverse un grand marais. C'est-à-dire un bas-fond, sur une distance d'une centaine de mètres environ. De part et d'autres, la végétation est luxuriante. À en croire des riverains, des animaux sauvages y vivent : singes, crocodiles nains, serpents, grenouilles, poissons (dans le marécage), agoutis, rats, etc. Tout un monde... Certaines personnes y tendent des pièges ou font du maraîchage aux alentours. Mais rares sont ceux qui osent s'aventurer dans les entrailles de cette forêt. Car il se raconte que des génies y vivent. Ils sont accusés d'être à la base des coupures répétitives du courant sur la partie de la route, juste au niveau du bas-fond. L'idée s'est répandue dans l'imaginaire collectif. Une série de circonstances et d'événements étranges n'a fait que renforcer cette croyance.

Depuis début 2021 par exemple, c'est la troisième fois que la compagnie ivoirienne d'électricité effectue des travaux de maintenance, pour rétablir l'éclairage sur cette partie de la route. Étrangement, les lampadaires replongent dans l'obscurité quelque temps après le passage des techniciens. Pourtant les autres poteaux continuent d'éclairer, aux deux extrémités de la route. Il en est ainsi chaque fois, après les réparations. Et cela dure depuis des années. Si bien que les habitants ont fini par conclure qu'il se passe quelque chose de bizarre avec ce coin.

(Les lampadaires tombent en panne à ce niveau de la route malgré les nombreuses réparations)

Il faut dire qu'à l'époque, avant le lotissement, les terrains qui jouxtent le marais faisaient aussi partie de la végétation. À en croire les habitants, l'abattage des arbres qui s'y trouvaient aurait donné du fil à retordre au machiniste. Des objets hétéroclites auraient été découverts dans le tronc d'un fromager centenaire. Quant au machiniste, il serait mort dans un accident moins d'un mois après les travaux. Mieux, un gros manguier, encore en place, n'a pas pu être déraciné...

(Ce gros manguier au tronc noueux, considéré comme hanté, n'a pas pu être déraciné. Des travaux entamés là, en 2019, ont été brusquement interrompus)

A ce même niveau de la route, plusieurs accidents mortels ont eu lieu. En plein jour. Et dans des circonstances difficiles à expliquer. Le dernier en date est un gamin d'une dizaine d'années. Il a été fauché par un motocycliste un après-midi, alors qu'il traversait la voie. Le petit s'en est tiré heureusement, mais avec une fracture du crâne. Des images difficiles.

Il y a même des témoignages sur des supposés personnages aperçus dans les environs du bas-fond. Par exemple, un homme explique qu'une nuit, alors qu'il rentrait chez lui dans l'obscurité blafarde, il aurait aperçu une femme en train de se baigner. «Elle m'a invité à la rejoindre. J'ai trouvé ça bizarre, à une heure aussi tardive, vers minuit. Mais elle ne ressemblait pas à une folle. Je ne me suis pas m'approché et j'ai continué mon chemin», raconte-t-il. Vrai ou faux ? En tout cas, ce genre de récits ajoutent au mystère de cette route.

Content created and supplied by: Fatogoma (via Opera News )

jacqueville sud-ouest d'abidjan

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