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19 septembre : peu connu des jeunes, découvrez un pan de l'histoire de Robert Gueï

En cette veille de Noel 1999, la scène est unique en Côte d'Ivoire. Un général assis sur un plateau télé et entouré de militaires armés, lâche sous les ondes de la télévision nationale:

Le président Henri Konan Bedie n'est plus président de la Côte d’Ivoire... 》C'est sur ces mots que ce général, aux allures de "Père Noel particulier", faisait son entrée avec fracas dans la vie politique ivoirienne.

A cet instant, la Côte d'Ivoire vient de connaitre son premier Coup d'Etat, le général Guei prend les rênes du pays.

A son arrivée, son message est clair: balayer la maison, ramener le calme et la stabilité dans un pays secoué par des crises identitaires et nationalistes.

Si le discours du général séduit dans les premiers mois de son pouvoir, il tourne très vite à la désillusion après qu'il manifeste son intention de se porter candidat aux élections d'octobre 2000. Une grande partie de la classe politique crie à la trahison puisque ce n'était pas ce qui était prévu. Mais diantre, le général Guei ne veut pas quitter si facilement le pouvoir. Et pour s'assurer une victoire aux prochaines présidentielles, il écarte deux de ses principaux rivaux ( Bédié et Ouattara) mais laisse un autre rival, Laurent Gbagbo, se présenter.

Au soir des élections du 22 octobre 2000, les ivoiriens semblent opter pour le vote sanction. Le général Robert Gueï est donné perdant au fur et à mesure qu'avancent le dépouillement. La tension est perceptible.

Le 24 Octobre 2000, Laurent Gbagbo rencontre GUEI en présence de Monseigneur Bernard AGRE, l'Archevêque d'Abidjan . Il demande à Robert GUEI de reconnaître sa défaite et lui propose une porte de sortie honorable avec un statut d’ancien Chef de l’Etat avec tous les avantages .

En réponse le Général GUEI répondra : « je suis respectueux de l’Etat de droit et les ivoiriens m’ont élu Président de la République ».

Le général qui sent que la victoire va lui échapper interrompt brutalement le processus électoral et se proclame vainqueur le 28 octobre.

En réaction Laurent Gbagbo convaincu de sa victoire, lance un appel populaire et très vite ,les rues d'Abidjan sont noires de monde. Les manifestants réclament en chœur le départ du général. Le général Robert Guei choisi la répression, mais rien n'y fit. Les manifestants sont de plus en plus nombreux malgré le grand nombre de morts et de blessés, la pression s'accentue. Acculé, le général abandonne le pouvoir et se retranche dans son village natale Gouessesso.

Robert Gueï réapparaît au forum réconciliation ( octobre à décembre 2001) sur invitation de son successeur Laurent Gbagbo. Mais ce forum de concertation qui a réuni Gbagbo Gueï Ouatttara et Bédié, et qui devait sortir le pays de la crise s'avère être un échec.

Quand éclate la crise du 19 septembre 2002, Robert Gueï se trouve à Abidjan. Le général qui comprend qu'il est une cible part trouver refuge à la Cathédrale Saint Paul d'Abidjan plateau. Mais, ses tueurs sont déterminés à avoir sa peau.

Le cardinal Bernard Agré révèle quelques années plutard que le général Robert Guéi avait été arrêté au sous-sol de la cathédrale d’Abidjan où il s’était réfugié.

Au matin du 19 septembre 2002, le corps du général est retrouvé aux abord de la corniche à Abidjan.

Il a été froidement exécuté d'une balle dans la tête.

En 2016, plusieurs militaires ivoiriens notamment le général Dogbo Blé et le commandant Anselme Seka Seka sont jugés et condamnés pour le meurtre du Général Gueï.

Content created and supplied by: Kouiti (via Opera News )

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