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Présidentielle ivoirienne : un autre rapport d’Amnesty international accable Abidjan

Contrairement aux législatives qui se sont déroulées globalement dans des conditions apaisées avec la participation de l’opposition, la présidentielle du 31 octobre 2020 s’est déroulée dans un climat délétère, avec le boycott actif de l’élection par l’opposition qui a lancé un mot d’ordre de désobéissance civile, avec son corollaire   de violences et de répressions massives.  Sur cette sombre période, l’Ong britannique  des droits de l’homme, Amnesty international, a produit un rapport, en date du 26 mars 2021 accablant le pouvoir.   Entre autres accusations il y est fait mention  de « centaines de personnes détenues à la suite des troubles électoraux ».

« Six personnes auraient été torturées en détention » note le rapport.  « Recours excessif à la détention provisoire et violation du droit à un procès équitable et Conditions de détention déplorables, aggravées par la pandémie de COVID-19 » souligne également le rapport, non sans saluer  les « progrès accomplis dans les enquêtes sur les violences commises dans le contexte électoral ». « Lors d’une mission dans ce pays le mois dernier, l’organisation a interrogé 52 personnes, dont d’anciens détenus, des familles de détenus, des avocats, des victimes de violence et des militants. L’équipe de recherche s’est entretenue avec les autorités afin d’évaluer les mesures judiciaires prises à la suite des manifestations et des violences qui s’étaient déroulées entre août et novembre 2020, dans le contexte de l’élection présidentielle d’octobre » écrit amnesty. « Les personnes détenues souffrent des conditions déplorables qui règnent dans des prisons déjà surpeuplées » poursuit l’Ong, non sans faire le plaidoyer suivant : « Il faut qu’elles soient traitées avec humanité et puissent communiquer avec leur famille et leurs avocats ».

Parmi elles (personnes détenues) figure Pulchérie Édith Gbalet, présidente d’Alternative citoyenne ivoirienne (ACI), une organisation qui lutte pour la justice sociale. Cette femme a été arrêtée le 15 août 2020 par des individus encagoulés après avoir appelé à manifester pacifiquement » conclut Amnesty International. « La détention provisoire devrait être une exception, et non la règle. Elle ne devrait en aucun cas servir à punir a priori des personnes qui n’ont pas été reconnues coupables, et ne le seront peut-être jamais. Il est important de respecter le droit à la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable de toutes les personnes inculpées, y compris le droit à un avocat », a déclaré Samira Daoud »conclut le rapport.

 

Tché Bi Tché

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Content created and supplied by: NISSIANAELLE (via Opera News )

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