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Massacre des femmes d’Abobo: comment elles ont été enterrées à l'insu de leurs parents/Soro regrette

Au nom du devoir de vérité, Mamadou Traoré, proche conseiller de l’ex chef du parlement, Guillaume Soro, continue d’égrener l’ouvrage ‘’Abobo, la guerre’’ de la journaliste Française, Leslie Varenne.

 

Cette fois, c’est sur le massacre des femmes d’Abobo, le 03 Mars 2011 que ce proche de Guillaume Soro est revenu, pour revenir à l’appui des témoignages recueillis par la journaliste, sur cette affaire qui avait été au centre d’une grosse polémique entre l’ex régime déchu de Laurent Gbagbo et celui d’Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale.

 

Parmi les éléments qui ressortent dans cette publication, les conditions d’inhumation des victimes de cette tuerie dont sont accusées les forces pro-Gbagbo. D’après le récit de Leslie Varenne, voici les circonstances dans lesquelles ont été tuées les 7 femmes au marché d’Abobo : ‘’ Le 3 Mars, deux ou trois mille mamans défilent aux cris de "Gbagbo dégage ".

La manifestation est bon enfant...

Le rassemblement se tient au rond-point d'Anador, aussi appelé carrefour du Banco. Le cortège croise les chars sortant du camp-commando d'Abobo pour aller se ravitailler au camp de gendarmerie d'Agban, circulant en sens inverse de la manifestation, en direction d'Adjamé. Les femmes leur adressent des coucous de la main en signe de ralliement. Elles sont certaines d'avoir en face d'elles des tanks soustraits à l'armée par le commando invisible lors des batailles.

Subitement, des tirs atteignent les femmes. Le cortège panique, les femmes crient, s'enfuient dans la stupeur générale, personne ne comprend ce qu'il se passe.

Officiellement, 7 femmes meurent ce jour-là’’. Qu’est-t-il advenu des dépouilles des victimes ? La version donnée par la consoeur intrigue : ‘’Selon des témoins, les corps des six femmes tuées auraient été ramassés par les jeunes hommes du RDR, parti d'Alassane Ouattara, puis transportés dans des estafettes. Les six corps ont été enterrés dans un terrain vague, à l'insu de leurs parents, qui mettront des mois avant de connaître le lieu d'inhumation’’.

 

Des révélations qui en rajoutent à la controverse autour de cette affaire qui a pratiquement fini par sombrer dans les oubliettes de la république. Cependant, révèle Mamadou Traoré, ‘’ Il y a quelques années en arrière, précisément en 2013, un admirateur de Guillaume Soro m'a demandé ce qu'il pouvait faire pour lui pour lui montrer son admiration.

Je lui ai suggéré de construire une stèle en mémoire des femmes tuées à Abobo et d'aller au cimetière où elles sont enterrées pour arranger leur tombe. Il faudrait ensuite aller voir les familles de ces dames, leur faire des dons et voir comment on pourra s'occuper des enfants scolarisés de ces dames.

L'admirateur m'a donné son accord. Ensemble, nous avons évalué les coûts de ces travaux et de ces dons.

Ça s'évaluait à plusieurs millions. L'admirateur de Guillaume Soro était partant pour le projet.

J'en ai parlé à Guillaume Soro qui a approuvé l'idée.

Il a décidé de s'occuper personnellement des enfants de ces dames’’. Le projet de la construction de cette stèle aura finalement butée sur le désintéressement de certains acteurs politiques, accuse ce proche du leader de Générations et Peuples Solidaires (GPS), qui semble en éprouver une profonde consternation aujourd’hui.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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