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Un journaliste pro-FPI : "Gbagbo a polarisé sa victoire non sur l'impérialisme mais sur Simone"

Dans un éditorial publié, ce mercredi 23 juin 2021 par Joseph Titi Gnahoua, directeur de publication journal pro-Gbagbo Aujourd'hui, avoue que l'ex-président Laurent Gbagbo attire l'attention sur sa vie privée.

Suivant le directeur de publication du journal pro-Gbagbo, Joseph Titi Gnahoua, la polarisation de la sphère de sa vie privée sur la place publique est de la responsabilité de l'ancien chef d'État Laurent Gbagbo. Aux dires du journaliste, cette victoire sensée être une victoire sur l'impérialisme français, l'ex-chef d'État en fait une victoire contre l'ex-première dame Simone Ehivet Gbagbo.

"Lorsqu’on revisite l’ensemble des événements qui se sont succédé depuis mercredi 16 juin 2021 et, peut-être un peu plus tôt, on voit bien que c’est l’ancien chef de l’Etat (Laurent Gbagbo) qui fait basculer sa vie privée dans la sphère publique en polarisant, ce jeudi 17 juin 2021, l’attention non pas sur sa victoire sur l’impérialisme français mais sur celle qui était jusqu’alors sa seconde épouse (Simone Gbagbo).", fait-il allusion.

Selon le journaliste qui fait partie des fervents supporters de celui qui a été acquitté par la CPI, l'ex-président Laurent Gbagbo en avait conscience .

"Il savait pourtant, vu le contexte, que cela deviendrait un objet de curiosité dans la mesure où la question du divorce entre lui et Simone n’était pas encore posée avec la même brutalité qu’aujourd’hui et que, par ailleurs, cette fête de la victoire qui était essentiellement politique ne pouvait pas se faire sans l’ex-première dame pour ce qu’elle incarne dans le parti.", déclare-t-il.

Pour le directeur du journal Aujourd'hui, classé parmi la presse dite bleue (favorable au FPI), cette démarche n'a fait qu'amplifier le côté sombre de cette journée.

"Cette démarche catastrophique n’a donc fait qu’ajouter au chaos d’une journée voulue comme telle par le gouvernement en chargeant dès, les premières heures, tous ceux qui ralliaient les principaux carrefours dédiés à l’accueil de Laurent Gbagbo. Telle est la réalité des faits et leur compréhension.", assure-t-il.

Pour lui, en définitive, s'il y a bien eu un mélange, cela provient de l'ex-président Laurent Gbagbo, pas de l'ex-première dame Simonne Ehivet Gbagbo.

"S’il y a donc mélange des genres à noter dans cette polémique c’est celui qu’a opéré, peut-être à son insu ou volontairement, l’ancien chef de l’Etat", dénonce-t-il.

Un avis qu'avait, auparavant partagé le journaliste André Silver Konan, dans une tribune argumentée sur le sujet.

"Je comprends que certains GOR soient gênés qu’on en parle, qu’ils en aient honte ou qu’ils n’aiment pas l’emballage médiatique autour de celle-ci", avait souligné ASK.

"Je ne suis pas sûr qu’ils auraient ainsi raisonné s’il s’agissait d’Alassane Ouattara. S’ils ont quelque chose à reprocher à une personne, ce n’est pas à ceux qui commentent l’affaire, mais à Laurent Gbagbo lui-même, qui a autorisé son avocat, Me Claude Mentenon (qui n’est pas n’importe qui au niveau du barreau, vu qu’il a été bâtonnier) à produire un communiqué que le cabinet a pris soin d’envoyer massivement aux médias du monde entier. Cela signifie que Laurent Gbagbo a choisi de médiatiser son divorce. Pour quelle raison, je l’ignore", a martelé le fondateur du journal Ivoir'Hebdo, qui a toutefois appelé à respecté la décision de Laurent Gbagbo.

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

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