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Pourquoi des hommes en armes devant la résidence de Hubert Oulaye ? Des indices importants

Published 18 days ago - 11278 views

Il y a eu, la nuit du dimanche 11 octobre 2020, une veillée de résistance des militants et sympathisants du FPI au domicile du Pr Hubert Oulaye, président du Comité de contrôle du Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo dès qu’ils ont appris la présence d’éléments en armes devant sa résidence à Angré. Ce matin, la situation est calme, les hommes armes ayant replié depuis hier. Seulement, les partisans accourus restent vigilants, vu que les enlèvements d’opposants sont fréquents en Côte d’Ivoire. Et interrogé au téléphone à 11h 45 pour savoir ce qu’on lui reproche, il a répondu : « Je ne sais même pas, ils disent qu’ils ne sont pas venus pour moi… qu’ils sont en patrouille… Mais pourquoi c’est devant ma maison que vous passez et repassez… », se demande-t-il en riant. A ce sujet, son collaborateur M. Déazon, Secrétaire national FPI, donne des pistes : « Le jeudi dernier, on a eu une réunion pour voir comment mobiliser nos parents pour aller au stade. A 15h, au mont Zatro à Yopougon, nous, nous étions déjà là avec nos parents. Et le mont Zatro  a refusé du monde. C’est là que, en tant que leader, le ministre a lancé un appel pour que toute la diaspora Wê aille au Félicia le samedi. Une vidéo a été confectionnée et balancée à cet effet. Et peut-être que le fait même que le mont Zatro était rempli a dû gêner le pouvoir, peut-être que c’est la vidéo… Donc, on ne sait pas vraiment pourquoi ils se sont amenés là, chez le ministre. On continue de se demander ce qui pourrait les amener là... »

Et M. Déazon a fait le récit de cette nuit. Que s’est-il véritablement passé chez le ministre Oulaye hier dimanche ? Selon lui, c’est aux environs de 18h que des hommes en armes se déversent devant la maison du président du Comité de contrôle du FPI: « Ils sont en armes, ils se promènent. Ils lui ont dit (au ministre) d’abord que c’est une patrouille normale, qu’ils ont en charge la sécurité du quartier et de la zone. Ensuite, ils disent encore qu’ils sont venus voir la sœur d’un ami. Mais ils sont armés, ils patrouillent dans la rue, devant la porte du Vieux. Alors, j’ai lancé l’alerte FPI et quelque temps après, les gens ont afflué, la cour est bombée, il y avait beaucoup de gens dehors. Le 35e (Arrondissement) est venu par la suite avec le Lieutenant Séry pour s’enquérir des nouvelles parce qu’ils ont appris qu’il y a une présence policière. Après, ils font dire qu’ils sont venus juste saluer leur ami. J’ai quand même joint l’équipage du CCDO concerné, qui m’a dit que notre mouvement les inquiète. Mais je lui ai répondu : vous n’avez pas à vous inquiéter ; la procédure, c’est d’envoyer une convocation et la personne se présente, mais comme vous avez l’habitude d’enlever les gens, c’est pourquoi nous, nous prenons nos dispositions. C’est ainsi qu’ils d’accord, on s’en va, on ne savait même pas qu’il y avait une autorité là. C’est ainsi qu’ils ont replié. Mais lorsque j’ai envoyé des jeunes vérifier s’ils sont dans les environs, ils les ont trouvés postés à côté de CNPS, c’est-à-dire toujours dans le voisinage. Donc, nous, on est resté sur place jusqu’à 2 heures du matin avant que moi, je ne rentre. »

Les hommes en armes sont partis, mais les militants ne veulent pas se laisser distraire.

Germain Séhoué

Content created and supplied by: Germain_Sehoue (via Opera News )

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