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Conflits électoraux dans l'espace CEDEAO : Tracy Tchingouchi identifie les maux et propose un remède dans « Sang-Voix »

On pourrait qualifier cet ouvrage d’«œuvre psychanalytique» dont devraient se procurer les acteurs sociopolitiques impliqués dans la survenance et dans la résolution des conflits électoraux dans la sphère de compétence de la Communauté économique pour le développement de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Sang-Voix fait une ébauche de voie à partir du sang versé que la conquête effrénée du pouvoir ne cesse de faire couler à chacune des événements électoraux.

Sang-Voix. Le règlement des conflits électoraux dans la sphère CEDEAO : les maux et les remèdes. C’est ainsi que l’auteure Tracy Tchingouchi plante le décor dans cette œuvre éditée et diffusée par Harmattan.

« A l’origine, une élection se caractérise par un choix exprimé au moyen d’un vote. L’élection présidentielle se définit comme le processus électoral qui permet d’élire le Président d’un Etat ou d’une République pour un mandat d’une certaine durée, énoncée le plus souvent par la loi fondamentale dudit Etat », note d’entrée l’auteure avant de rappeler que « cela peut paraître superflu de le rappeler mais il en est rien ! Surtout lorsque l’on s’intéresse au bilan humain dressé par les organisations de défense des droits de l’Homme telles que Amnesty international, à propos de la CEDEAO en période électorale ».  

Tracy Tchingouchi illustre son propos avec le cas de la Guinée avec un décompte de 45 mors à l’issue de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020. « Cette situation catastrophique est née de la volonté du Président Alpha Condé de briguer un 3ème mandat présidentiel en modifiant la Constitution de son pays. La Côte d’Ivoire, Etat membre de la CEDEAO déplore une centaine de morts dont un mort par décapitation, à l’issue de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Ce bilan désastreux est né de la volonté du chef de l’Etat, Alassane Ouattara de briguer un 3ème mandat présidentiel en violation de la Constitution ivoirienne qui ne prévoit pas l’exercice de trois mandats présidentiels consécutifs », constate l’auteure Tracy Tchingouchi dans Sang-Voix.

Tracy Tchingouchi, auteure de Sang-Voix


Le choix du titre

Sang-Voix désigne, selon Tracy Tchingouchi, un néologisme né de son esprit pour caractériser un « trouble d’une violence inouïe qui survient, à l’approche, pendant ou après une période électorale, et qui a pour conséquence de verser le sang des populations tout en les privant de la liberté d’exprimer clairement leurs voix. « L’élection ne constitue plus le choix du peuple affirmé au moyen d’un vote mais se transforme en un rendez-vous avec une situation conflictuelle meurtrière. Ce phénomène cyclique et impétueux frappe systématiquement l’espace géographique et politique de la CEDEAO. (« Les enjeux de la thématique » à lire dans notre prochaine édition)

Qui est Tracy Tchingouchi, l’auteure de Sang-Voix

Diplômée en administration d’élections ainsi qu’en droit international et européen, férue de littérature, Tracy Tchingouchi est juriste de formation et engagée et engagée en politique depuis 9 ans. Elle effectue ses premiers pas, en 2013, à l’Union des Nouvelles Générations (UNG), parti politique ivoirien d’obédience social-démocrate. A ce jour, elle s’apprête à vivre une nouvelle expérience au sein du Parti des Peuple Africain-Côte d’Ivoire (PPA-CI) où elle hérité du poste de Secrétaire général-adjoint en charge des affaires juridiques, représentation PPA-CI en France.

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