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Ahoua Don Melo partage sa vision pour la Côte d'Ivoire : "Nous devons bâtir une nation ivoirienne"

Photos/Le ministre Don Melo a partagé sa vision pour la CI avec la société civile et les représentants des partis politiques

Il était attendu par les siens et il est rentré de l'exil avec de réelles convictions de participer au changement des mentalités des Ivoiriens. Pour l'ancien ministre de l'équipement et de l'assainissement sous le gouvernement Ake N'gbo, la Côte d'Ivoire doit devenir une nation qui met à contribution le talent de ses fils et filles, sans distinction de religion, d'ethnie, de partis politiques. 

En effet, à l'occasion de la cérémonie de bienvenue organisée par ses amis et partisans de la gauche ivoirienne le dimanche 10 octobre à Cocody, le ministre Don Mello s'est saisi de la tribune pour passer un message fort, celui de faire confiance aux compétences ivoiriennes dans la construction du pays. Mais il a surtout souhaité que ces talents soient utilisés à leur juste valeur sans faire de distinction d'ethnie, de religion, de parti politique, etc. A en croire ce proche collaborateur du Président Gbagbo, c'est en mettant nos compétences à contribution que notre pays la Côte d'Ivoire deviendra une vraie nation souveraine à tous points de vue : 

"L'essentiel de la Côte d'Ivoire, c'est d'arriver à bâtir une nation ivoirienne. C'est de créer des richesses pour les Ivoiriens et par les Ivoiriens. Il ne s'agit pas d'appeler des hommes médiocres, les mélanger avec des talents parce qu'ils sont de mon partis politiques, ou bien ils sont de ma religion ou de ma région. Tout cela ne fera pas avancer la Côte d'Ivoire" dira-t-il.

Il prend à titre d'exemple notre équipe nationale de football qui fait appel aujourd'hui à tous les meilleurs joueurs: " Le domaine du Sport notamment le Football donne l'exemple. Voyez-vous, il y a plusieurs clubs de football dans notre pays, mais pour former notre équipe nationale, on appelle les meilleurs de chaque club, et on fait appel aux ivoiriens qui brillent dans les clubs en Europe pour former une équipe de meilleurs. Ceci doit se faire aussi en politique. Il ne faut pas se fier aux appartenances politiques, religieuses, d'ethnies ou de région pour choisir les hommes avec lesquels on veut travailler. Ces compétences peuvent venir de tous les domaines, politique, société civile, etc. Tout ne doit pas être mis entre les mains des politiques. Un homme politique n'est pas Dieu. Il peut faire des erreurs. Quand vous construisez un pont, une route, c'est parce que vous avez fait des études et que vous êtes ingénieur habileté à faire ce travail, ce n'est pas parce que vous êtes de telle ou telle ethnie ou parti politique que vous avez réussi à construire un pont ou une route. C'est pareil en économie. Tant qu'on ne dépasse pas cette manière de faire les choses, on n'aura pas une nation ivoirienne. Nous devons bâtir une nation ivoirienne. Dans une nation ivoirienne, on ne met plus au devant, l'ethnie, la religion, la région etc, mais on forme un seul corps. C'est pourquoi nous devons poursuivre la bataille pour que les meilleurs ivoiriens dirigent la côte d'Ivoire " souligne-t-il.

Le ministre Melo dit avoir demandé aux organisateurs de ladite cérémonie de convier des représentants des partis politiques, la société civile. Cette doléance a été respectée. D'où ses remerciements à l'endroit du président du comité d'organisation qui, lui est cadre du PDCI : 

" Je voudrais dire merci à monsieur Yves Yao Kouame, cadre du PDCI, un homme compétent avec qui je partage une amitié qui dure 52 ans.(...) Et j'ai appris plus tard qu'il est mon cousin. Nous nous sommes connus lorsque j'étais en 6eme. C'est lui qui me protégeait contre les coups des grands élèves de l'école. Après, nous sommes retrouvés en France, et après nos études, on est revenus au pays en pleine période où le pays préparait sa rentrée dans le multipartisme en 1990. Bref, dans ma discussion avec la chefferie d'anono avant mon arrivée, j'ai insisté qu'à cette cérémonie, la société civile, les hommes politiques soient là. Ils sont tous là, je vois ici les fédéraux et les membres des directions des partis politiques, je vois également les membres de la société civile. Je voudrais dire à cette société civile qu'elle demeure l'employeur du président de la République parce que c'est vous décidez. Si celui que vous avez choisi ne fait pas votre volonté, vous avez le droit de le sanctionner. Aux représentants des partis politiques, ce sont les préoccupations de la société civile qui doivent constituer vos programmes de société " a conclu Don Melo

José TETI

Content created and supplied by: Jose_Teti (via Opera News )

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