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Insécurité au nord : pourquoi les Ivoiriens risquent d'être surpris par les terroristes...

Le nord de la Côte d’Ivoire a subi en un peu plus d'un an, une vague d'attaques armées, faisant de nombreuses victimes dans les rangs des forces de défense et de sécurité.

De Mars à Juin 2021, les attaques se sont intensifiées. En fin Mars, une double attaque avait lieu contre des positions des Forces Ivoiriennes à Kafolo et à Kolobougou. Le 1er Avril, un véhicule de l'armée heurtait un Engin Explosif Improvisé (EEI) sur l'axe Nassian-Kafolo. Un mois plus tard, à la Mi-Mai, les populations de Bolé, faisaient l'objet d'intimidation de la part d'individus armés venus par dizaines à bord de motos. Le 07 Juin, Tougbo était la cible d'un énième attentat.

Selon l'institut de recherche de sécurité (ISS) dans un article publié le 15 Juin, "Les autorités Ivoiriennes attribuent ces attaques à un groupe lié à la Katiba Macina, affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM)". 

Pendant qu'au nord, les auteurs de ces attaques multiplient les actes de terrorisme, les débats politiques sont plutôt centrées vers les enjeux électoraux.

Dans les états-majors des partis politiques, on manœuvre plutôt pour monter des stratagèmes susceptibles de déstabiliser l'adversaire d'en face à l'horizon 2025. La priorité est accordée aux questions électorales, même 4 ans avant le prochain scrutin présidentiel. Quand certains cherchent à consolider leur pouvoir, d'autres réfléchissent à des moyens d'y parvenir.

Apparemment, personne ne se rend vraiment compte de l'urgence de la situation sécuritaire dans le nord, malgré les exploits macabres que les djihadistes commettent au Sahel. Le pouvoir d'abord. La sécurité après. Pourtant, les véritables enjeux sont là. Des enjeux qui appellent à des actions fortes pour construire une dynamique d'unité nationale autour de la lutte antiterroriste.

Pour y faire face, l'expérience chez les voisins d'à côté, l'a démontré. Il faut être unis. Les clivages politiques au Burkina Faso et au Mali, sont si éloquents en termes de résultats. À force de chercher à faire porter le chapeau à tel ou tel autre acteur politique, on s'enfonce, et on n'a que vers Paris pour se tourner.

En cas de retrait total des forces Françaises, place au schéma Afghan. Et tous ces exemples alarmants ne suffisent pas à interpeller la classe politique Ivoirienne. Même les populations préfèrent s'attarder sur les buzz et les conflits d'intérêt entre les leaders politiques.

Tant que cela dure, les groupes islamistes mentionnés par l'ISS ne peuvent que se frotter les mains. Ils ne sauraient souhaiter mieux de toute façon. Parce qu'une prise de conscience nationale, accentue la pression sur les autorités gouvernementales, et contraint à l'adoption concertée de stratégies de lutte dans l'intérêt supérieur de la nation.

La vidéo montrant des individus armés, présentés comme des djihadistes et qui a alertée les autorités locales à Tengrela, ne saurait être autre qu'un message clair adressé aux Ivoiriens, qui s'ils n'en prennent conscience à temps, risquent d'être surpris. 

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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