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Bebi Philip : qu'as-tu fait ?

C'est un secret de polichinelle que le renchérissement des prix des produits de première consommation a atteint des pics sur les marchés locaux. Et cela se ressent cruellement dans les ménages ivoiriens. Tout le monde le sait. Tout le monde s'en plaint. Que ce soit au marché, dans les bureaux, dans les salons à domicile, entre amis attablés en train de refaire le monde autour d'un verre, etc.

Ce sujet d'actualité préoccupe chaque individu. D'autant plus que nous sommes condamnés à nous nourrir chaque jour que Dieu fait. Riches comme pauvres. Et quand l'on sait que dans ce pays, la frange la plus importante de la population peine à avoir un dollar par jour (un peu plus de 500 FCFA), la question de la survie liée à la sécurité alimentaire devient un sujet préoccupant. 

Au nom de quoi donc, un artiste qui profite d'une tribune pour interpeller les autorités de son pays sur une évidence flagrante, devrait-il être crucifié ? Le fait-il de façon égoïste ou bien a-t-il pris une position politique ? Évidemment que non.

La vie est peut-être aisée pour certains d'entre nous, mais elle ne l'est pas forcément pour tout le monde. Et ceux qui subissent cela ont le droit de l'exprimer, sans que cela soit considéré comme un crime de lèse-majesté. C'est bien cela, la démocratie. A propos, qui ne se souvient des panneaux publicitaires, plantés à travers tout le pays en 2010 lors de la campagne électorale présidentielle, dénonçant justement la cherté de la vie ? Tiens, plus d'une décennie après, et si on faisait un petit bilan à ce niveau. Juste un tout petit ?... 

Il est vrai que l'État, à travers le gouvernement, consent de multiples efforts pour soulager les souffrances des populations confortées à toutes sortes de difficultés du quotidien. Cela s'est fait par exemple par l'adduction en eau potable, l'électrification rurale, la réhabilitation du réseau routier et la création de nouvelles voies à travers le pays, des ponts, des échangeurs, la construction de nouveaux centres de santé communautaires et le renforcement des plateaux techniques pour les centres hospitaliers universitaires, les subventions à la création d'entreprise à travers le projet emploi jeunes, etc.

D'importants chantiers ont ainsi été réalisés ces dix dernières années, dans chaque domaine de la vie publique. Parlant de "cherté de la vie", des subventions ont été faites pour certains produits de grande consommation. Cela est indéniable. Faut-il pour autant occulter le reste ?

Il est clair que la question du pouvoir d'achat reste aujourd'hui le véritable problème des Ivoiriens. Et un défi majeur pour le gouvernement. Surtout dans une capitale économique où les prix ne cessent de prendre l'ascenseur : du loyer au transport, en passant par le prix carburant, les factures d'énergie, d'eau, les taxes douanières et d'autres dépenses générales. Bref. Nous sommes tous embarqués dans le même bateau.

En passant, ceux qui fustigent la sortie inattendue de Bebi Philip sur la scène du concours Miss Côte d'Ivoire 2022, le samedi 2 juillet, ont peut-être une meilleure solution qu'ils voudraient bien proposer ? Ce peuple si bonhomme, l'émotion à fleur de peau pour se plaindre de tout. Et de rien !

Content created and supplied by: Fatogoma (via Opera News )

bebi philip

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