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Quand les adversaires de Laurent Gbagbo tentent de l'axphyxier financièrement

Ce n'est un secret pour personne. Depuis plus de dix ans qu'il a été transféré à la Cour pénale internationale, le président Laurent Gbagbo est sans le moindre sou. Il n'a pas d'argent comme on le dit trivialement en Côte d'Ivoire. Et c'est peu dire. Alors qu'il avait demandé le dégel du seul compte bancaire dont il dispose à Cocody afin de faire face à ses obligations familiales, c'est un mur de silence qui est opposé à l'ancien chef d'État ivoirien qui continue d'attendre. Attendre que cette demande formulée auprès des autorités ivoiriennes connaisse une suite favorable.

Mais hélas ! Mille fois hélas ! C'est le statu quo depuis plus de deux mois qu'il est rentré au pays. Mais plus grave encore, est l'inapplication de la loi numéro : 2005-201 du 16 juin 2005 portant Statut d'ancien président de la République. Alors que cette disposition de la loi fondamentale de la Côte d'Ivoire fait obligation à l'État ivoirien de mettre ses anciens dirigeants à l'abri du besoin, le cas Laurent Gbagbo semble malheureusement ne pas être une préoccupation pour les tenants du pouvoir d'Abidjan.

Au niveau de la sécurité de l'ancien président de la République, les dix agents auxquels il a droit ont certes été mis à disposition et assurent bien évidemment sa sécurité, mais les autres avantages sont devenus comme des serpents de mer. Pendant ce temps, les charges domestiques s'accumulent. Les déplacements aussi. En tout cas, si ce silence bruyant du gouvernement sur la situation de la rente viagère du président Laurent Gbagbo n'est pas une stratégie malveillante pour tenter d'asphyxier financièrement un adversaire gênant dont le retour en Côte d'Ivoire n'était pas souhaité, ça y ressemble. Trait pour trait.

P. L

Content created and supplied by: Pierre_Lemauvais (via Opera News )

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