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Audience décisive ce mercredi : Amadé Ourémi confie à la barre :"Quelqu'un ne veut pas que je parle"


Une audience décisive dans le procès des massacres de Duékoué carrefour s'est tenue ce mercredi 14 avril 2021 au tribunal d'Abidjan-Plateau. Accusé de 24 chef d'accusation, l'ancien seigneur de guerre qui a règné dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, Amadé Ourémi, continue de nier qu'il était le chef d'une milice armée qui a pris part aux massacres de Duékoué carrefour. Des massacres qui ont fait plus de 800 morts les 28 et 29 mars 2011.


Amadé Ourémi a également fait d'autres révélations ce mercredi après les réquisitions et plaidoiries de l'accusation et de la défense. "Je n'ai pas tué quelqu'un. Il m'ont forcé de faire les combats. Il ont attrapé mon premier fils. Le travail est gâté. Chacun se cherche. Eux ils ne viennent pas me rendre visite en prison. Sinon quelqu'un ne veux pas que je parle", a confié l'ancien chef de milice pour ces derniers mots.

Il insiste, persiste et signe qu'il n'était qu'un élément des Frci aux ordres du commandant Coulibaly de Kouibly et de Fofana Losséni dit Loss responsables de la zone à l'époque des faits. Amadé Ourémi a aussi pointé du doigt les dozos présents dans la zone en mars 2011.


La France, l'Onuci et l'État de Côte d'Ivoire gravement mis en cause


S'il doit couler, Amadé Ourémi n'entend pas le faire seul. Son avocate a gravement mis en cause la force française "Licorne", l'Onuci (mission onusienne en Côte d'Ivoire) et les Frci sous l'autorité des dirigeants de la rébellion ivoirienne et de celui qu'il considérait comme leur président légitime, le chef de l'État Alassane Ouattara. Pour la défense, il est clair que toutes ses forces étaient présentes à Duékoué au moment des massacres les 28 et 29 mars 2011. "Un seul homme peut-il commettre un génocide. Les avait-il hypnotisé pour le laisser agir. Monsieur le président (juge, ndlr). On l'a laissé faire. C'était dans leur dessin. Il y a bien eu massacres et génocide à Duékoué. Ceux qui détenaient la clé du césam pour nous permettre de bien comprendre ce qui s'est passé ne sont pas venus. Il (Amadé Ourémi) a été instrumentalisé lui et tous les membres de sa communauté. Les commanditaires demeurent", a martelé l'avocate d'Amadé Ourémi.


Elle a ajouté que Dieu fera justice un jour. Toujours à propos des massacres, l'avocate a tenu ce propos qui interpelle : "On a laissé faire. On a cautionné parce que justement Amadé Ourémi était leur élément (les Frci, ndlr".


Faut-il le souligner, de son côté, le procureur requiert contre l'accusé la prison à vie sans possibilité de réduction de peine et plus d'un milliard de Fcfa à payer par Amadé Ourémi et par l'État de Côte d'Ivoire à titre de réparation pour les préjudices subis par les victimes.


Arrianj22

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