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Nouvellement élu au Comité de Contrôle du PPA-CI: Me Roger Dakouri juge Simone Gbagbo et Affi N’Guessan

L'homme est une identité remarquable dans son domaine. Me Roger Dakouri Diaz a été le premier responsable du syndicat des Greffiers de Côte d'Ivoire. Juriste très apprécié pour ses analyses techniques pointues lors du procès Laurent Gbagbo-Charles Blé Goudé à la CPI, Roger Dakouri Diaz a aussi roulé sa bosse au Conseil d'État en qualité d'administrateur judiciaire.

Dans la première partie de l'entretien qu'il nous a accordés, Me Roger Dakouri Diaz alias "Djidjigbouh" fait le tour de l'actualité politique. Le nouveau membre du Comité de Contrôle du PPA-CI se prononce notamment sur le cas Simone Gbagbo. Apprécions.

Me, félicitation! Vous sortez du congrès constitutif du nouvel instrument politique du président Laurent Gbagbo. Ces assises historiques ont non seulement vu l'élection de Laurent Gbagbo au poste de président du parti et la vôtre en tant que membre du Comité de Contrôle qu'on pourrait qualifier de reconduction. Quels enseignements tirez-vous de tout cela?

Me Roger Dakouri Diaz : Ce renouvellement de la confiance en notre modeste personne, par le Président Laurent GBAGBO qui nous a admis sur la liste bloquée des 61 membres du Comité de Contrôle, n'est rien d'autre que l'expression d'un encouragement à la résilience, à la loyauté et à la résilience dans ce combat existentiel pour notre pays.

Avec le recul, pensez-vous que le Président Laurent Gbagbo et vos camarades du parti auraient dû ou pu faire l'économie d'un divorce avec Affi N'guessan ?

Me Roger Dakouri Diaz : Toutes les voies en vue de l'évitement du divorce avec Affi ont été vainement explorées. Il fallait choisir entre l'enlisement du combat et un chevauchement de l'obstacle contournable que représentait sieur Affi. Nous avons opté pour la 2ème solution qui nous est apparue salvatrice. 

Élu au Comité Central du PPA-CI, le juriste compte bien remplir la tâche qui lui est confiée.

Plusieurs confrères ont dit être restés sur leur faim quand à l'idéologie panafricaniste du PPA-CI. Selon eux, le discours du président Laurent Gbagbo était quelque peu évasif sur les grandes causes annoncées. 

Alors, vous qui avez participé à ce congrès de bout en bout, comment déclinez-vous les idéaux prônés et défendus par votre parti ?

Me Roger Dakouri Diaz : Pour ceux qui prétendent être restés sur leur faim, ils devraient intégrer que l'occurrence d'un congrès constitutif n'est pas suffisante pour décliner tous les axes du Panafricanisme. C'est pourquoi, le Président Laurent Gbagbo a, pour faciliter la compréhension de cette idéologie à tout le monde, rappelé au souvenir des uns et des autres, l'œuvre des pionniers du Panafricanisme dont le Président Kwamé N’krumah.

Nous savons tous que le paradigme du Panafricanisme se résume en l'unité de l’Afrique pour revendiquer sa place continentale dans le concert des nations. Le Président Laurent Gbagbo n'a pas manqué de relever qu'à l’ère de la globalisation, la survivance de cette balkanisation de nos États ne nous sera d'aucun avantage.

Me Roger Dakouri Diaz dans ses attributs de Greffier lors d'une cérémonie officielle au palais sous la présidence de Laurent Gbagbo.

Répondant au PPA-CI qui se veut un parti de Gauche, Affi N'guessan a affirmé sur TV5 que son parti préfère trouver solution aux problèmes domestiques des Ivoiriens avant de s'attaquer à ceux du continent. Qu'en pensez-vous ?

Me Roger Dakouri Diaz : Je ne pense rien des spéculations de Monsieur AFFI. L'idéologie du PPA-CI n'a tenu aucun compte de son existence et de ses appréciations.

Qu'est-ce qui change concrètement dans vos attributions de membre du Comité de Contrôle entre ce que vous faisiez au FPI et celles à venir au PPA-CI?

Me Roger Dakouri Diaz : Le champ de compétence du Comité de Contrôle du PPA-CI est défini par ses textes fondateurs. Au FPI, nous n’avions pas un organe chargé de l’inspection. Or, au niveau du PPA-CI, nous avons dorénavant un tel organe. Cela veut dire que le Comité de Contrôle se contentera de son rôle de contrôle de la légalité de tous les actes émis par le parti.

Le rôle d'inspection dévolu au Comité de Contrôle nouveau est-il en lien avec la crise qui a opposé Affi N'guessan à Laurent Gbagbo sur la présidence du FPI ? Si oui, qu'est-ce qui change fondamentalement? Présentez-nous succinctement ces pouvoirs d'inspecteurs du parti que vous détenez désormais. 

Me Roger Dakouri Diaz : Je n'ai pas dit que le rôle de l’Inspection est dévolu au Comité de Contrôle. Je dis qu’auparavant, il n'existait pas d'organe chargé de l’Inspection. Sa vocation est purement disciplinaire au contraire du Comité de Contrôle chargé du contrôle de la légalité. La proposition de création d'un tel organe avait été faite à l'issue du congrès de Mama. Ça n'a donc rien à avoir avec Affi.

Quel commentaire faites-vous de l'absence de l'ex Première Dame Simone Éhivet Gbagbo au congrès et la sortie du MGC dont elle est la marraine. Certains parlent de divorce politique ?

Me Roger Dakouri Diaz : En matière de spéculation, il est loisible aux uns et aux autres d'interpréter les choses comme ils l’entendent. Mais, en l'espèce, Simone Gbagbo dont on veut interpréter les actes n'a encore rien dit.

Et comment jugez-vous tout ce qui se dit sur les ambitions qu'on lui prête justement ?

Me Roger Dakouri Diaz : Vous dites bien qu'on lui "prête des ambitions". Me concernant, je ne lui prête aucune ambition. Mme Simone Gbagbo est une personnalité politique dont l'envergure ne saurait souffrir ce type de soupçons. Si elle a une ambition, elle l'exprimera tôt ou tard. 

Interview réalisée par

Patrick Russel

Content created and supplied by: Patrick_Russel (via Opera News )

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