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La CPI, une Cour de justice ou un tribunal politique ?

Plus d'un an après son acquittement par la Chambre d'appel de la Cour pénale internationale, le ministre Charles Blé Goude est toujours retenu à la Haye. Chaque semaine, l'ancien président de l'Alliance des jeunes patriotes doit pointer au Greffe de cette Cour pour montrer pattes blanches, ou du moins, pour attester de sa présence physique sur le territoire néerlandais. C'est à y perdre ses méninges dans la situation que vit depuis plus d'un an le leader du Cojep après son acquittement le 31 mars 2021.

Le ministre Charles Blé Goude est-il sous contrôle judiciaire dans un dossier autre que celui-ci pour lequel il a jugé et déclaré non coupable ? Motus et bouche cousue. Alors qu'il revient au Greffe de la CPI de prendre toutes les dispositions utiles avec les autorités ivoiriennes afin de ramener Charles Blé Goude dans son pays, là encore, c'est la croix et la bannière pour l'ancien leader du syndicat estudiantin.

Comme si elle n'était plus cette juridiction internationale dont les occidentaux et leurs relais vantaient son indépendance à longueur de journée, la CPI étonne étrangement par son silence et son attitude dans le dossier ivoirien. Est-elle effectivement sous influence des puissances occidentales qui lui dictent ses décisions, ou à tout le moins, ce qu'elle doit faire pour mettre au pas tel dirigeant politique ou tel autre ?

En un mot comme en mille, la Cour pénale internationale n'est-elle pas en réalité, une maison d'arrêt et de correction réservée exclusivement aux dirigeants politiques "récalcitrants" ? Autant de questions que l'on se pose. Sinon, comment comprendre qu'après l'acquittement d'un prévenu, comme c'est le cas du président Laurent Gbagbo, l'on devrait encore faire des gymnastiques incroyables pour mettre à disposition la décision écrite des juges.

Que redoute la CPI si elle est effectivement une Cour de justice digne de ce nom. En tout cas, à défaut de traduire devant les tribunaux les auteurs des 3000 morts lors de la crise postelectorale en Côte d'Ivoire, la CPI devait logiquement rendre publique la décision écrite des juges relativement à l'acquittement du président Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goude. Et c'est le moins qu'elle puisse faire.

P. L

Content created and supplied by: Pierre_Lemauvais (via Opera News )

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